Le cauchemar merveilleux d’Arthur H

Le cauchemar merveilleux d'Arthur H

Poésie punk-mystique, sexuelle et chimérique, provocante et douce, Le Cauchemar merveilleux d’Arthur H est une plongée exubérante dans la réalité folle d’un monde cacophonique. Le 11 Septembre, le sexe, la science, la foi, les icônes de la culture populaire et tous les emblèmes d’une société en roue libre déclinés, avec une joyeuse insolence, dans ces “espèces de petits contes”, comme une continuation plus aventureuse de ce qu’expriment ses chansons : derrière la violence et l’incertitude de notre monde reposent la beauté, la fraîcheur, l’innocence.

L’enfance est un cauchemar merveilleux, qui émerge doucement des limbes, dans une grande vitesse mais au ralenti, l’illumination progressive de l’inconscience, l’épaississement des os, création continuelle des synapses, l’allongement des nerfs, une tension perpétuelle vers l’agrandissement des univers, la santé fondamentale comme un bloc de puissance, l’aveuglement de l’innocence, la loi pure dans son implacable cosmique.

Paru le 1er septembre 2015

Éditeur : Actes Sud

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.