Le cauchemar merveilleux d’Arthur H

Le cauchemar merveilleux d'Arthur H

Poésie punk-mystique, sexuelle et chimérique, provocante et douce, Le Cauchemar merveilleux d’Arthur H est une plongée exubérante dans la réalité folle d’un monde cacophonique. Le 11 Septembre, le sexe, la science, la foi, les icônes de la culture populaire et tous les emblèmes d’une société en roue libre déclinés, avec une joyeuse insolence, dans ces “espèces de petits contes”, comme une continuation plus aventureuse de ce qu’expriment ses chansons : derrière la violence et l’incertitude de notre monde reposent la beauté, la fraîcheur, l’innocence.

L’enfance est un cauchemar merveilleux, qui émerge doucement des limbes, dans une grande vitesse mais au ralenti, l’illumination progressive de l’inconscience, l’épaississement des os, création continuelle des synapses, l’allongement des nerfs, une tension perpétuelle vers l’agrandissement des univers, la santé fondamentale comme un bloc de puissance, l’aveuglement de l’innocence, la loi pure dans son implacable cosmique.

Paru le 1er septembre 2015

Éditeur : Actes Sud

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

L’Impossible

La poésie révèle un pouvoir de l’inconnu. Mais l’inconnu n’est qu’un vide insignifiant, s’il n’est pas l’objet d’un désir. La poésie est moyen terme, elle dérobe le connu dans l’inconnu : elle est l’inconnu paré des couleurs aveuglantes et de l’apparence d’un soleil.

Ébloui de mille figures où se composent l’ennui, l’impatience et l’amour. Maintenant mon désir n’a qu’un objet : l’au-delà de ces mille figures de la nuit.

Georges Bataille, L’Impossible, Éditions de Minuit, 1962.