Le Noroît

Depuis trente ans, les Éditions du Noroît poursuivent avec passion l’édition du livre de poésie. Nous tenons ce pari de donner voix au poème, ce fragile édifice de langage qui, par essence, interroge, doute, prend le risque de sa vulnérabilité et cherche à ouvrir de nouvelles avenues à la parole.

Nous souhaitons que nos auteurs et auteures trouvent chez nous un lieu d’écoute et de complicité qui témoigne de leur singularité et soit propice à l’accomplissement de leur démarche. De même, nous désirons que les lecteurs et lectrices trouvent dans la poésie un lieu de questionnement et de création.

Le poème est dialogue. Nous espérons être ces passeurs qui le mènent jusqu’à vous.

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Des ombres en formes d'oiseaux d'Isabelle Gaudet-labine

1er septembre 2005

Des ombres en formes d’oiseaux d’Isabelle Gaudet-labine

Des ombres en formes d’oiseaux raconte deux rencontres. D’abord celle, rassurante, de l’autre, qui vient bouleverser par sa présence obsédante, par sa voix et par l’amour. Celle-ci prend l’apparence d’une étreinte, d’un beau miracle, et mène à une seconde rencontre, cette fois plus étrange et affolante, cruciale : celle de l’autre en soi. Comme si l’autre était le miroir de notre propre étrangeté et d’une reconnaissance que le poème porte à sa quintessence. Amour de l’autre, amour du poème. Et donc, amour de (…)

Ritournelle d'Alain Cuerrier

1er septembre 2005

Ritournelle d’Alain Cuerrier

Avec ce nouveau titre, Alain Cuerrier écrit une ritournelle à sa fille. Jour après jour, la même ritournelle : « J’écris un petit poème / à l’image de ma fille. » « Poèmes du petit soir, poème du petit matin, poème du petit jour », les trois suites de ce recueil nous conduisent en toute sérénité vers les secrets de cette beauté de l’enfance.
L’enfant - une fillette de cinq ans - joue et s’ébroue dans un moment d’éternité, sur un trottoir de lumières où le rire tient parfois la main des larmes, et toujours celle (…)

mémoires parallèles

1er novembre 2004

mémoires parallèles

Choix de poèmes
Choix et présentation de Paul Chamberland.
"La disparition et la voix
Ce qui s’accrocherait au corps, s’il n’était pas atteints par la rage muette qui réduit tout être au silence, ce qui resterait soudé à lui quand il a l’impression qu’il ne lui reste plus rien, ni ailes ni horizon où poser son regard, ce serait encore sa voix, quoique flouée sa voix, écorchée sa vie durant par une accumulation de détails, apparemment sans importance, de légers chocs, certaines ruptures, certains os (…)

Le dernier doute des bêtes de Luc Lecompte

1er décembre 2002

Le dernier doute des bêtes de Luc Lecompte

Comment dire l’amour ? Comment approcher son lieu fragile et terrible ?
Par touches brèves, par évocations fugitives, le poète capte des instants furtifs, brisés ou pleins, pauvres ou ultimes, des moments baignés de ces précarités essentielles auxquelles adhère l’amour. Et ces néants et ces éternités, et ces abîmes et ces hauteurs brèves flottent près du corps, traversent l’âme et se rompent plus loin, là où ne croyait jamais devoir marcher, là où l’exigence se fait parfois absolue jusqu’au consentement à (…)

Comme venu des lointains de Michel Leclerc

1er décembre 2002

Comme venu des lointains de Michel Leclerc

Qui parle ? D’où vient la parole et à qui s’adresse-t-elle ? Le monde perçu comme un murmure lointain est-il le réel ou un avatar du vrai ? Ne percevons-nous du monde que son écho et sa vision amoindris ? Et si la réalité, comme la poésie, ce frémissement tragique et bref, n’était après tout que la "déformation cohérente" (André Malraux) d’un monde qui ne peut s’imaginer hors de soi. Comme venu des lointains explore les limites de l’identité, telles qu’elles se forgent dans le dialogue avec l’humanité et dans (…)

Le grand livre des entorses de Carle Coppens

1er décembre 2002

Le grand livre des entorses de Carle Coppens

Avec ce nouveau livre, Carle Coppens poursuit la démarche entreprise dans Poèmes contre la montre. Alors que ce dernier articulait son propos sur un calque du langage publicitaire, Le grand livre des entorses mime le langage des guides en tous genres. On retrouve cette poésie ludique, ce langage inspiré de la réalité où la voix singulière de l’auteur s’affirme parmi les voix nouvelles de la poésie québécoise. Le ton satirique de ces poèmes révèle une langue qui dévoile et exacerbe les lieux communs, qui (…)

Le cycle des migrations de Madeleine Ouellette-Michalska

1er décembre 2002

Le cycle des migrations de Madeleine Ouellette-Michalska

Aventure initiatique où l’amour tient lieu de quête et de dépouillement. La traversée du temps s’effectue dans l’exil et l’extase, mais aucune assomption n’est définitive. Le dernier mot n’est jamais donné. Tout reste à refaire. Tout reste à réinscrire dans l’incertaine migration du poème et du désir.
104 p.
15,95$
ISBN 2-89018-494-3

Poèmes de veille de Jean Royer

1er décembre 2002

Poèmes de veille de Jean Royer

Ces « poèmes de veille » s’inventent en dialogue avec certaines fulgurances d’Héraclite, le passager de l’éclair. Depuis le mystère d’origine brûle un feu paradoxal, entre le fin mot de l’amour et la bouche bée de la mort. Alors le poète interroge son destin. Quel est donc ce cheval blanc qui devient le poème et nous dessine un chemin inachevé ? Peut-on dire que l’unité du monde est en nous par le mouvement de la parole ? Comment réunir en un seul mot naître et mourir ? La qualité du langage est dans (…)

Vers l’amante d’Hugues Corriveau

1er décembre 2002

Vers l’amante d’Hugues Corriveau

Dans Vers l’amante, des poèmes en prose d’une grande densité inscrivent une voix portée à la fois par une lucidité implacable et par un désir toujours renouvelé devant ce que la parole poétique ouvre du secret intérieur. Souvent proches du chant, ces textes qui scandent la passion devant les êtres et le monde suivent la voie du désir. Le poète utilise un lyrisme assumé et trace, au fil des quatre sections du recueil, un parcours qui va de l’être aimé dans " Vers l’amante " à la figure de la mère dans " (…)

Ligne aériennes de Pierre Nepveu

1er décembre 2002

Ligne aériennes de Pierre Nepveu

Lignes aériennes est l’exploration poétique d’un lieu, celui de Mirabel, au passé et au présent. La trame principale est celle de l’histoire de l’aéroport lui-même, depuis les rêves de grandeur ayant accompagné sa conception et sa construction jusqu’à sa condamnation à une vacuité croissante au seuil du XXIe siècle. Ainsi s’esquisse le récit d’un grand dérangement qui a chambardé la vie des hommes et perturbé tout un territoire tandis qu’au centre, une immense structure de verre se vidait peu à peu de ses (…)

Poème
de l’instant

Christian Morgenstern

« Nouvelles créatures proposées à la nature »

« Nouvelles créatures proposées à la nature »

L’oiseau-bœuf
Le dromadaire palmé
Le lion luisant
La roucouleuvre
Le hibou de manchon
Le cachalair
La punaise tentaculaire
Le taureau à sonnette
Le bœuf-paon
Le renard-garou
Le gentignol
Le pinson-scie
Le carlin d’eau douce
Le rat de vin
L’engouletempête
Le ver de ciel
Le chameau-épic
Le rhinocétalon
L’œillet-dinde de Noël
L’hommefeuille

Christian Morgenstern, Les chansons du Gibet, Die Galdenlieder, traduit de l’allemand par Jacques Busse, Les Cahiers Obsidiane, 1982.