Le Cormier

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ceux qui s'éloignent de Serge Meurant

1er septembre 2014

ceux qui s’éloignent de Serge Meurant

Au cœur du livre, il y a l’expérience de l’auteur en salle de réveil — expérience passée au tamis d’une parole économe et précise, filtrée de toute anecdote pour mieux atteindre à l’essentiel. La « chambre d’éveil » est ce lieu où l’on revient à soi et où se confrontent le réel et les images dynamisées, dopées, du corps abîmé, de paysages anciens, d’ascensions dans le brouillard, entre veille et sommeil. On pourrait rapprocher cette chambre de celle de Joë Bousquet. Il s’opère un retournement des choses où alors qu’on (…)

Trèfle incarnat de Rose-Marie François

1er septembre 2014

Trèfle incarnat de Rose-Marie François

Trèfle incarnat réunit deux suites de vingt poèmes inspirées respectivement par les œuvres de Francis Bacon et de Paul Klee. Chaque poème — d’une longueur fixe de dix-sept vers — renvoie précisément à un tableau de ces deux peintres. Bien au-delà d’une démarche descriptive, il s’agit de dégager le complexe de sensations qui trouve son motif dans la vision pour s’élever jusqu’à l’expression. L’expérience poétique tend alors la main à l’expérience picturale – non pour prendre sa place mais pour en révéler les (…)

Enfin mort de Caroline Larmarche

1er mars 2014

Enfin mort de Caroline Larmarche

"Mon frère pourrait être cet homme qui dort dans la rue.
Nous marchions tout le jour, lui et moi. La destination était sienne, la mienne de le suivre."

Tohu-Bohu d'Hubert Antoine

1er juin 2013

Tohu-Bohu d’Hubert Antoine

L’enfant de ce poème
est frère de vos rêves
qui clignent au soleil
il embrasse l’essence
d’une prairie en fleurs
dans l’amour des manières
s’il dit oui au baptême
c’est pour appartenir
au retour du silence

D'une obscurité, l'éclaircie de Pierre Yves Soucy

1er juin 2013

D’une obscurité, l’éclaircie de Pierre Yves Soucy

Foulées comme refus allant
sous la croisée des charges de lumière
au sol opaque estrait du jour

Parenthèses de Philippe Jones

1er juin 2013

Parenthèses de Philippe Jones

l’arbre est concret, un tronc, des branches, un feuillage ; il est vivant, se modifie au gré des saisons, varie selon la lumière, selon le temps qu’il fait, selon l’angle de vue, mais il n’en demeure pas moins une image si on l’évoque
dressé, poitrine ouverte au ciel, un arbre occupe son espace

Celles d'avant

1er juin 2013

Celles d’avant

ce sont elles
en robe de voyage
sourcils levés
elles te regardent
elles n’osent
faire un pas
tu es en face
toujours en face

Vasteras

1er avril 2013

Vasteras

De la route jusqu’à Vasteras
1
et quand je m’arrachais à moi pour être ce que vous êtes,
mes pieds étaient attelés à des pédales
et mes mains guidaient un volant.
des milliards de racines bourdonnaient à mes oreilles…"

ciel ouvert de Luc Delisse

1er juillet 2012

ciel ouvert de Luc Delisse

"Ecran
Toi je t’ai vue dormir dans le temps
Les seins durs comme le métal des mouchoirs
Les pans de neige noués à ta torsade rousse
Et tes doigts qui traçaient des signes de braise…"

Malfeu de Bart Vonck

1er juin 2012

Malfeu de Bart Vonck

Tends-moi ta portée, portail de l’oeil. Ne t’attarde pas au déguisement, à la cause. Fais face, observe, veille au portail.

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.