Lautréamont

Isidore Lucien Ducasse naît le 4 avril 1846 à Montevideo, en Uruguay.

Isidore passe son enfance en Uruguay, pays alors agité par la guerre opposant Manuel Oribe, soutenu par Juan Manuel de Rosas, et Fructuoso Rivera. Il perd sa mère dès 1847 et est donc élevé par son père, Francois Ducasse, commis-chancelier au consulat général de France à Montevideo.

En 1859, alors rentré en France, il entre au lycée impérial de Tarbes où il se montre, malgré son retard scolaire, très bon élève. Il obtient notamment le deuxième accessit de version latine, de grammaire et de calcul, ainsi que le premier prix de dessin d’imitation. En 1865, après quelques années de scolarité passées au lycée Louis-Barthou de Pau, il obtient son baccalauréat ès lettres avec la mention « passable ». À cette époque, il est alors ami avec George Dazet, fils de Jean Dazet, qui fut le premier dédicataire de ses Poésies.

C’est en 1867, au retour d’un voyage en Uruguay, qu’Isidore part s’installer à Paris, notamment pour y entamer des études dont la nature reste encore à ce jour peu certaine. Il y publie, dès novembre 1868, le premier Chants de Maldoror, à la librairie du Petit Journal ainsi qu’au « passage Européen chez Weill et Bloch ». Cette publication sera suivie de celle du recueil de poésies intitulé Les Parfums de l’âme publié à Bordeaux en 1869, par Évariste Carrance. C’est à la fin du mois d’août 1869 qu’il publie, en Belgique, par l’intermédiaire de Poulet-Malassis, éditeur de Charles Baudelaire, les six chants complets signés alors « Comte de Lautréamont ». En 1927, Philippe Soupault suppose qu’il aurait emprunté ce nom au personnage éponyme du roman d’Eugène Sue, Latréaumont paru en 1838. Une autre interprétation évoque un jeu de mots sur « L’autre est à mont ». Cet autre ferait référence à son père, resté à Montevideo. Ce pseudonyme lui permet également d’éviter les poursuites puisque son œuvre est à l’époque jugée comme scandaleuse.

Après l’échec des Chants, Isidore publie encore deux fascicules en prose, intitulés Poésies qu’il signe de son vrai nom et dans lesquels il prétend suivre une inspiration opposée à celle des Chants.

Isidore meurt à son nouveau domicile, au 7 rue Faubourg-Montmartre, le 24 novembre 1870, probablement de phtisie.

Bibliographie

Éditions récentes

  • Poésies 1 & 2, Éditions Allia, 2016.
  • Œuvres complètes, Éditions Gallimard, 2009.
  • Les chants de Maldoror, Éditions de la Baconnière, 2011.
  • Œuvres complètes, Éditions Gallimard, 1990.
  • Les Chants de Maldoror, Flammarion, 1990.

Éditions originales

  • Les Chants de Maldoror, 1869.
  • Poésies, 1870.

Dernières parutions