Larrons de François Esperet

Larrons de François Esperet

Préface de Jean Ristat
collection Les lettres françaises

Larrons, le premier livre de François Esperet, objet non identifié, arrive comme un météorite encore fumant, peut-être d’une autre planète, d’un autre temps, d’un autre monde. Ouvrez-le avec moi et lisez les premiers vers du Chant 1 :
Dans Paris prostitué souvent le soir je les vois les princes dérisoires de la nuit les beaux étalons castrés qui raclent le sol de leurs sabots précieux
Quels coups d’archets ! Tout au long des quatre chants qui composent Larrons, cette poésie-là nous raconte des histoires. Ses personnages hors normes sont des héros tragiques. Ses vers naissent d’un souffle puissant, qui charrie les mots, les uns avec les autres, les uns contre les autres, dans un mouvement ininterrompu créateur d’images.
Il y aurait tant à dire de ce livre qui ne ressemble à aucun autre et dont l’apparente simplicité cache une profondeur d’abysse.
Extraits de la préface de Jean Ristat

Paru le 1er juin 2013

Éditeur : Le Temps des cerises

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

L’invention de l’écriture

Que la louange soit seule justification de la littérature et de la parole.
La louange et le blâme, à l’extrême de la beauté.
S’exiler de sa langue.
Montrer sa colère et le désagrément des fourmilières.
Refuser les syllabes souillées de mille mains.
Le poète exige sa poésie, comme une mère réclame aux autorités le cadavre de son fils lynché.

Philippe Bordas, L’invention de l’écriture, Éditions Fayard, 2010.