La rivière échappée

la.riviere.echappee@gmail.com

Upperground

1er février 2011

Upperground

La poésie d’Olivier Apert prend le contrepied des mots d’ordre et avec une singularité propre qui est de l’ordre du refus : refus de la parole dominante, refus des discours politico-poético-socio-économiques qui fondent l’alibi du pouvoir (quel qu’il soit). Avec brio, lyrisme tendu, cruauté saine, lucidité sans illusion (mais la beauté reste toujours le
seul venin qui sauve), Olivier Apert démontre les enjeux de la poésie (…)

La nuit d'un seul

1er mars 2009

La nuit d’un seul

"Mathieu Brosseau fait partie de ces poètes qui ne nous ouvrent pas seulement les portes de leur imaginaire, mais de leur intimité – c’est son regard qu’il expose. Et il ne le fait pas par touches discontinues et abstraites, mais au fil d’un recueil, composé à la manière d’un récit, qui nous montre ce regard en train de se constituer. Cette cohérence de la narration est ce qui frappe le plus à la lecture."
Thomas B. Reverdy
"Sorti tout droit d’un rêve : cet enfant rit des reliefs humains, des (…)

Contretemps paradist

1er février 2008

Contretemps paradist

Poème
de l’instant

Carl Norac

Petit poème pour y aller

Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Un insecte sur ta peau dont tu écoutes la musique des pattes.
La sirène d’un bateau suivie par des oiseaux, ou un pli de vagues.
Un arbre un peu tordu qui parle pourtant du soleil.
Ou souviens-toi, ces mots tracés sur un mur de ta rue :
« Sois libre et ne te tais pas ! ».
Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Pas une longue chanson, mais assez de musique pour partir
en promenade ou sur une étoile,
à vue de rêve ou de passant.
C’est un aller qui part sans son retour
pour voir de quoi le monde est fait.
C’est le sourire des inconnus
au coin d’une heure, d’une avenue.
Au fond, un poème, c’est souvent ça,
de simples regards, des mouvements de lèvres,
la façon dont tu peux caresser une aile, une peau, une carapace,
dont tu salues encore ce bateau qui ouvre à peine les yeux,
dont tu peux tendre une main ou une banderole,
et aussi la manière dont tu te diras :
« Courage ! Sur le chemin que j’ai choisi, j’y vais, j’y suis ! ».
Un poème, à la fois, ce n’est pas grand-chose
et tout l’univers.

Carl Norac, inédit, pour le 22e Printemps des Poète / Le Courage