La poule est un oiseau autodidacte de David Lespiau

Genre : essai volatil
Couverture imprimée en sérigraphie

Extrait :
" Les poules s’améliorent graduellement. Des onglets permettent
de les étudier sous différentes coutures. On peut mettre en
place de multiples et infimes codifications sous leurs ailes et en
avant. On en vient à faire crisser leurs tendons."

Ce qu’en dit la presse :
"Mardi. Vu première poule à deux heures de l’après midi. Pas de soleil aujourd’hui."
Et si l’on envisageait la réalité par le prisme de la poule ? Si tout se rapportait à elle ?
Si l’on devenait fou de poule, voire empoulé ?
"La poule est une affaire qui marche", déclare David Lespiau, poète ; on ne le contredira pas.
Qui vole aussi, mais "la poule prend plus de temps que moi à essayer de voler" (moi, ça été vite vu, cette affaire volage). À raison d’une volaille par page, d’une phrase seule
ou d’un bref paragraphe, on apprend plein de choses, par exemple que
"les émissions de gaz méthane sont importantes. La poule pollue, à la loupe (…)
appliquée sur son fondement". Ah, la vache ! On finit par voir des poules là où elles ne sont pas,
dans des morceaux de phrases, en déployant les lettres de P-O-U-L-E ("sont déballées dans du papier bulle"), qui comptent aussi celles de L-O-U-P. "Pourquoi les poules sont-elles importantes pour moi ?
— parce qu’elles ne comptent pas".

Éric Loret, page IX du journal Libération du 09.09.2005

Paru le 1er septembre 2005

Éditeur : Cuisines de l’Immédiat/ Editions de l’attente

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Louis-Philippe Dalembert

Cantique du balbutiement

j’erre dans paris vide
de nos rires de notre frénésie
absent de notre absence
le soleil de printemps
rayonne inutile
déchu de nos flâneries
des baisers des amants
et de leurs mains complices
le long du canal saint-martin

Louis-Philippe Dalembert, Cantique du balbutiement, Éditions Bruno Doucey, 2020.