La dernière phrase

Jacques Ancet

Il n’y a ni drame ni déchirure.
On dirait dans le jour un infime
vertige. Rien ne change mais tout
vacille. ce qu’on voit, on le voit
comme s’il venait de s’absenter
et que chaque objet portait encore
une trace de ce qui s’éloigne.
Un peu de chaleur avant le froid.
Une attente qui n’attend plus rien.

Jacques Ancet, La dernière phrase, Frontispice de Paul Hickin, Éditions Lettres vives, 2004.

Poème
de l’instant

Danseur

Qu’est-ce qui reste quand la danse est finie ?

Robin Decourcy, Danseur, Éditions D’ores et Déjà, 2020.