La crète d’Ariane et Minos

Auteur : Jean Esponde

La crète d'Ariane et Minos

La mythologie grecque mise en forme par Hésiode et Homère
nous parle d’Ariane, de Thésée, du Minotaure. Pourtant
la civilisation crétoise est antérieure d’un bon millénaire
à ces récits. C’est un monde sensuel, un art et une société rares.
Arpentant les sites de Knossos ou Phaestos, poèmes relayant la prose,
l’auteur de "Ephèse, l’exil d’Héraclite" imagine aussi
des dialogues étonnants : entre Homère et Minos, ou entre
Ariane et Plutarque qui en viennent presque aux mains.
Outre les deux dialogues, le livre comporte trois autres parties : Compagnonnages, Knossos, Phaestos.

Jean Esponde a publié des livres "géo-poétiques" en parallèle
à des "non biographies" : l’Afrique de l’Est, Harar et Rimbaud,
la Chine et Segalen, ou encore un récit à propos de Barthes.
Il est aussi l’auteur de deux romans :"La mort de Roland" et
"Lucie - 3 000 000".

Deux passages :

"La Crète a beaucoup lutté pour limiter les pillages, conserver ses œuvres d’art, ne pas oublier son passé minoen."

(…) "Ce fut donc immédiatement réciproque : comment résister à ce taureau blanc, ces muscles puissants roulant sous la peau, comment ne pas céder au désir de l’enfourcher ? Son doux regard semblait une invite. Tant de douceur dans la sauvagerie animale. Et puis Zeus est un malin : ce déguisement lui permettait aussi d’échapper à la jalousie de sa femme Héra. Le premier des dieux entraînera Europe vers cette île. Europe, le regard qui voit loin, le regard attentif au lointain."

Paru le 1er février 2015

Éditeur : Atelier de l’agneau

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.