La Ville te guette au coin du bois de Françoise Leclerc

La Ville te guette au coin du bois de Françoise Leclerc

Les cent-vingt textes de ce recueil temoignent de la vie banlieusarde, à deux pas de Paris et de l’Afrique de l’époque coloniale. C’est aussi un vécu personnel, intime, qui s’exprime dans cette poétique, et qu’il s’agisse de la biguine antillaise, de la mer atlantique ou des amours de jeunesse, on sait d’emblée que l’auteur est une « aime à vivre ». Il ne s’agit pas d’un « parler de soi » narcissique. De la banlieue champêtre ne reste que des îlots malingres, un vieux coq de banlieue, un mistigri de jardin. Le "tout-toc", le spectacle, la parole vidée de sa substance, remplacent peu à peu le "sois au mmonde" révolutionnaire. On retrouve le même humour dans "Wharf" où trente-six textes témoignent de l’Afrique coloniale.

Née à Bordeaux Françoise Leclerc a passé son enfance en Afrique. Poète, elle a rçu le prix du Ministre d’Etat chargé des affaires culturelles. Elle a notamment publié un roman : Forclos (Flammarion) et des poèmes en revues.

Paru le 1er juin 2004

Éditeur : Le Temps des cerises

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Guennadi Aïgui

« Un peu »

bonheur ? – « Un peu »
béatitude – « Un peu » :

ô murmure : comme vent – du soleil :

de pain – un peu… et de lumière du jour… –

et du petit bruit des hommes
comme d’une nourriture – pour la Mort prête… –

que nous la rencontrions paisiblement
comme si nous étions tous toujours sur tout seuil –

en fraternelle souffrance… –

ô notre liberté !… – lueur d’âme :

simple :

« Un peu »
1975

Aïgui, « Un peu », Festivités d’hiver, traduit du russe par Léon Robel, Les Éditeurs français réunis, 1978.