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La chute libre du jour de Stéphane Juranics

1er novembre 2016

La chute libre du jour de Stéphane Juranics

Le recueil La chute libre du jour de Stéphane Juranics témoigne, à travers des poèmes très impliqués dans notre époque ou plus atemporels par leur profondeur, du désastre quotidien comme de la beauté aurorale du réel. S’y affirme aussi la dimension oraculaire, et par là salutaire, de la parole poétique au fil de pages où le monde affleure toujours dans sa matière même de pierres, de chair et de sang.
le vent souffle sur les tournesols en berne
et les feuilles des frênes penchent
sous l’oblique de la (…)

<i>J'ai cessé de me désirer ailleurs pour saluer André Breton</i>

1er juillet 2016

J’ai cessé de me désirer ailleurs pour saluer André Breton

Il y a tout juste cinquante ans, le 28 septembre 1966, « le rideau tombait » à l’hôpital Lariboisière sur la vie d’André Breton. La veille, une ambulance l’avait transporté d’urgence depuis sa maison de Saint-Cirq-Lapopie, cette commune lotoise qui, seize ans plus tôt, lui était « apparue comme une rose impossible dans la nuit », l’amenant à déclarer : « J’ai cessé de me désirer ailleurs ».
Le théoricien du surréalisme, l’auteur inspiré de Nadja, le chantre de L’Amour fou, l’essayiste que passionnaient les arts (…)

Portraits en prose et poésie de joueurs de football

1er juillet 2016

Portraits en prose et poésie de joueurs de football

Si Baudelaire avait connu le divertissement qu’on appelle « football », sans doute l’aurait-il compté parmi les ivresses du monde. Comme la poésie.
Fabrizio Parrini, Roberto Veracini, deux poètes toscans, Sylvain Guichard et Bernard Vanel, deux écrivains français, sont ivres de football, ce jeu qui les ramène au royaume d’enfance. Leurs proses poétiques, rassemblées dans Figurines, nous proposent leur sélection rêvée à travers les portraits de onze footballeurs qu’ils ont pu côtoyer ou qui les ont (…)

Table des négociations

1er octobre 2015

Table des négociations

Table des négociations est la suite des versions de la lettre adressée à Diane Robertson, artiste « autochtone » montagnaise née à Mashteuiasth, par Serge Pey et publiée dans la revue Inter–le Lieu, Droit de voirie (Maelstrom ReÉvolution), Pourquoi j’écrase des tomates en disant mes poèmes (DocKs).
Dialogue politique, théorique et animiste, entretenu avec la poésie contemporaine, ce poème entre en résonance avec le travail de l’artiste ilnu de Mashteuiatsh autour de « l’esprit des animaux ».
Ce nouveau (…)

"Un printemps sans vie brûle" avec Pier Paolo Pasolini

1er avril 2015

"Un printemps sans vie brûle" avec Pier Paolo Pasolini

À l’occasion du quarantième anniversaire de l’assassinat de Pier Paolo Pasolini, poète, romancier, essayiste, dramaturge et cinéaste, les éditions La passe du vent ont sollicité, pour leur collection Haute Mémoire, une quinzaine d’écrivains français et italiens (poètes, romanciers, universitaires) afin que chacun d’entre eux rédige un texte libre (poème, lettre, prose poétique, étude) en hommage au poète assassiné.
Ici, plusieurs facettes de l’auteur du poème autobiographique Qui je suis., du célèbre roman (…)

Orange sanguine de Laure Morali

1er avril 2015

Orange sanguine de Laure Morali

Dans son recueil, Orange sanguine, Laure Morali nous entraîne dans ses pas aux horizons multiples - Haïti, Québec, grand Nord canadien et, même, Vénissieux, France, où elle résida de janvier à avril 2014. Elle nous invite à découvrir les mondes, ses mondes, du dedans et du dehors, qu’elle traverse et retraverse, chaque fois avec un peu plus d’émotion… Orange sanguine est écrit dans la simplicité de la voix. Il s’agit, là, d’une haute mais intime poésie, discrète, murmurée presque… Laure Morali sait dire (…)

La Cendre des larmes d'Abed Manseur

1er avril 2015

La Cendre des larmes d’Abed Manseur

Recueil poétique d’un auteur algérien de langue française, La Cendre des larmes d’Abed Manseur. Ici, c’est un autre point de vue qui est donné en partage, une langue française blessée, malmenée, parfois même détournée… Abed Manseur s’autorise une liberté constante et s’il ne se prend jamais très au sérieux, il prend notre langue – à ses propres dépens – très au sérieux.
Sa poésie est sonore et intuitive. Elle chante dans les vents du matin, ceux de France comme ceux d’Algérie. Avec lui, la parole d’emblée est (…)

<i>Au sud de l'Occident de Laurent Doucet</i>

1er avril 2015

Au sud de l’Occident de Laurent Doucet

Plusieurs choses sautent aux yeux lorsque l’on ouvre le recueil de Laurent Doucet Au sud de l’Occident. D’abord, le calme, la profondeur et la solennité du calme lié aux paysages marocains. Ensuite, l’absence d’images grandiloquentes, outrancières. Il suffit de lire quelques mots pour s’apercevoir immédiatement que cet ouvrage échappe aux obstacles coutumiers qui abondent dans les carnets de voyage et dans les récits poétiques. Nul éblouissement ingénu, nul parasitage culturel ne viennent troubler ou (…)

Quarantaines de Jean-Michel Platier

1er avril 2015

Quarantaines de Jean-Michel Platier

Il y a dans Quarantaines un effet de style que les traductions différentes viennent souligner dans les sonorités si particulières à chacune d’entre elles. Faudrait-il cependant en rester là ? Le moins que l’on doive au poète, c’est de le lire avec conviction. Il y a des mots qui ont en eux la vraie vocation. Celle de déciller le langage, d’excaver nos propres mots pour mieux leur restituer vigueur et sens hors du commun.[…] C’est qu’il y a dans cette succession de très courts poèmes, qui s’apparentent (…)

Guetter l'aurore

1er septembre 2014

Guetter l’aurore

Extrait de l’avant-propos
Pourquoi ce livre, cet ouvrage collectif aux voix tellement disparates ? Pourquoi avoir voulu, a quelques-uns, simplement guetter l’aurore ? Parce que, sans aucun doute, ce sont les temps qui le commandent, ces temps de confusion extrême et des plus sauvages barbaries. Ces temps malheureux, le plus souvent, et que nous voudrions rendre plus lumineux. Pourquoi une anthologie de cette sorte, mêlant ainsi poèmes et proses, introspection et prise de parole, souvenirs ou (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.