La Margeride

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845, chemin de la Margeride.

30000

Nîmes

N.Y.

1er septembre 2011

N.Y.

Variations typographiques de Robert Lobet
Poésie
"Elle va à N.Y.
La nuit, elle va à N.Y.
Elle n’a pas de grands bras. Pas encore très grands. Pas encore poussés jusqu’au bout. Mais elle les ouvre, elle les étend, elle les étire le plus loin possible. Et elle monte. En oblique vers le ciel."
format de 20x12,5 cm
Édition originale sur papier Conquéror 300g., accompagnée de quatre typographies originales de Robert Lobet, tirée à 50 exemplaires numérotés 1 à 50 et signés par l’auteur et l’artiste (…)

En marge du jour de Christian Poirier

1er décembre 2009

En marge du jour de Christian Poirier

"La ronce et la mousse s’allie
les haies bordent le matelas des champs
et sous la taie d’un halo restant
le monde qui se rêvait différent s’éveille différent"
[…]

Poème
de l’instant

Carl Norac

Petit poème pour y aller

Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Un insecte sur ta peau dont tu écoutes la musique des pattes.
La sirène d’un bateau suivie par des oiseaux, ou un pli de vagues.
Un arbre un peu tordu qui parle pourtant du soleil.
Ou souviens-toi, ces mots tracés sur un mur de ta rue :
« Sois libre et ne te tais pas ! ».
Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Pas une longue chanson, mais assez de musique pour partir
en promenade ou sur une étoile,
à vue de rêve ou de passant.
C’est un aller qui part sans son retour
pour voir de quoi le monde est fait.
C’est le sourire des inconnus
au coin d’une heure, d’une avenue.
Au fond, un poème, c’est souvent ça,
de simples regards, des mouvements de lèvres,
la façon dont tu peux caresser une aile, une peau, une carapace,
dont tu salues encore ce bateau qui ouvre à peine les yeux,
dont tu peux tendre une main ou une banderole,
et aussi la manière dont tu te diras :
« Courage ! Sur le chemin que j’ai choisi, j’y vais, j’y suis ! ».
Un poème, à la fois, ce n’est pas grand-chose
et tout l’univers.

Carl Norac, inédit, pour le 22e Printemps des Poète / Le Courage