La Maison sans vitre

Auteur : Sylvie Fabre G

La Maison sans vitre

Dans La Maison sans vitres , l’auteure Sylvie Fabre G. nous propose une manière d’autobiographie littéraire
à travers les œuvres des peintres et des écrivains qui accompagnent sa vie et prolongent son geste artistique.
Chroniques, articles, mises en perspective, cheminements communs, illustrations amies, tout ici fait figure de signe et de signe distinctif. La Maison sans vitres témoigne d’une aventure commune et peu commune à la fois. Écrire, peindre, éditer, lire, c’est être convié et convier au partage de la beauté qui est aussi bonté et vérité. C’est vivre, comme le rappelle Patrick Laupin, « de possibles retrouvailles ».
« Si chacun porte un seul monde en soi, il peut l’enrichir avec le monde de l’autre et établir les passerelles. Mots, formes et couleurs tissés à l’intérieur de nous ont un langage qui oriente notre sensibilité, les sensations et le sens. Ils offrent un partage et la promesse d’un bonheur. »

Couverture : Diotima, peinture de Frédéric Benrath.

Postface d’Angèle Paoli.

Paru le 1er février 2018

Éditeur : La Passe du Vent

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Alejandro Jodorowsky

Es como abrir un menhir con las manos

Cesad de buscar, vosotros mismos sois la puerta
y también los guardianes que prohiben la entrada.
A cada paso que dais os alejais del ombligo
convertidos en fantasmas sedientos de aventura.
Creeís que el matrimonio os libera de la muerte
o que el dinero os inscribe en la jerarquía divina.
Cesad de buscar, el filtro mágico es la conciencia,
ojo que puede regresar a las cuencas vacías de Dios
atravesando la muerte. Nadie se encuentra a sí mismo
recorriendo los mares o bajando a cavernas.
No es fácil, es como abrir un menhir con las manos
porque tenemos un alma más dura que la piedra.

Alejandro Jodorowsky, Traduit de l’espagnol (Chili) par Martin Bakero et Emmanuel Lequeux
dire ne suffit pas, no basta decir, Le Veilleur Éditions, 2003.