LES CHÉNIER

Destinée Renommée Fraternité

LES CHÉNIER

Voici l’histoire des frères Chénier, André et Marie-Joseph, nés en 1762 et 1764, à Constantinople, dans une famille dont le père est diplomate et négociant ; leur mère est grecque et les imprègnera de sa culture.

Revenus dès l’enfance en France, l’Histoire* emporte les jeunes gens. Ils s’engagent avec enthousiasme, dès le début, pour la Révolution. Ensuite…

Leurs contemporains connaissaient bien Marie-Joseph, le politique, l’écrivain, le dramaturge.

De nos jours, il est oublié et peu de gens savent qu’il est l’auteur du Chant du départ. Pour lui, le théâtre et la scène sont des tribunes.

Actuellement, André est le plus connu, par son poème La jeune captive : « Je ne veux point mourir encore » ; c’est lui qui fut guillotiné à 31 ans. Dans ses poèmes, composés selon les modèles antiques, très peu publiés de son vivant, André annonce une aube nouvelle qui laissera éclore le romantisme.

Mais André le journaliste, le polémiste, n’hésita que rarement à s’engager et exprima librement son opinion sur les dérives dictatoriales et sanglantes de la Révolution.

L’auteur nous fait (re)découvrir la destinée de ces deux personnalités si proches et si différentes, liés par leur inaltérable fraternité : « L’histoire étonnante de leurs deux “renommées inversées” présente un exemple remarquable de l’action du temps, de la mode et de la politique sur ce qu’il peut advenir de la gloire littéraire. »

* "avec sa grande hache", comme le disait Georges Perec.

Paru le 15 septembre 2022

Éditeur : Éditions de la Bisquine

Poème
de l’instant

La colline que nous gravissons

And yet the dawn is ours before we knew it.
Somehow, we do it.
Somehow, we’ve weathered and witnessed
A nation that isn’t broken, but simply
unfinished.

Amanda Gorman, La colline que nous gravissons , Traduit de l’anglais (États-Unis) par Lous and the Yakuza, Éditions Fayard, 2021.