L’insurrection poétique

Anne Marie Bernad

Le feu chargé de mots
s’arrête sur la page
déchire l’intérieur
révèle le trop plein
la pâleur du sens
qui s’impose
rugir féroce
ou se fondre
incertaine
peur de se perdre
grimper aux arbres
pour un autre chemin

Poème
de l’instant

Coplas

Il n’y a de chemins au ciel,
il n’y a de chemins en mer,
il n’y a de chemins sur terre
que pour seulement cheminer.

José Bergamín, « Coplas », Traduction de L.-F. Delisse, Revue Caravanes 8, Éditions Phébus, 2003.