L’herbe qui tremble

L’herbe qui tremble

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Paris

Je souffle, et rien.

13 mai 2022

Je souffle, et rien.

Je souffle, et rien est le poème du pays où vit Isabelle Lévesque. La description du fleuve, des falaises, du vent, de la faune et des oiseaux nous emmène dans les boucles de la Seine, là où celui à qui s’adressent les poèmes se rendit souvent pour y rêver et dessiner ses rêves.
Il me semble que l’écriture tourne chez Isabelle Lévesque autour d’un secret. Le secret étant cette façon de mettre à part, de séparer des lieux, des domaines, l’intime et le monde des autres par exemple, les morts et les vivants, (…)

 Habitant le qui-vive

13 mai 2022

Habitant le qui-vive

Sabine Dewulf a écrit les poèmes de ce livre en découvrant une œuvre tissée de l’artiste Ise. « Une œuvre nous devient nécessaire lorsque les liens que nous entretenons avec elle se déploient dans la durée, tout en se ramifiant pour ouvrir dans le cœur et l’esprit d’immenses perspectives. C’est ce qui s’est produit pour moi lorsque j’ai découvert ce Porte-monde conçu et réalisé par Ise (…). Sur ce visage isolé, qui se laisse entraîner par la Terre autant qu’il la soutient, j’ai d’abord projeté mon vertige (…)

 Vers la joie

13 mai 2022

Vers la joie

Peintures de Jean Dalemans

Le mot Orage

20 avril 2022

Le mot Orage

Que restera-t-il de la foudre et de l’orage ? Des éclairs amoureux ? La cendre des villes ? Des gestes de pluie ? Que ce qui doit tomber tombe. C’est avec le feu dans la langue que Constance Chlore écrit nos tremblements, l’errance, la violence faite aux hommes, notre relation aux vivants. Poèmes courts, poèmes longs cherchent au rythme des battements d’ailes un espace plus large. Loin des gouttes de néant. Le feu est dans la phrase et éveille nos sens ; les vents arrivent, nous soulèvent. L’œil (…)

Derrière attendait l'espace

15 avril 2022

Derrière attendait l’espace

Couverture de Christian Gadair
Dans ce recueil Béatrice Marchal poursuit, en l’approfondissant, un exercice d’introspection et de libération commencé depuis longtemps par et grâce à la poésie. D’où son rôle salvateur, en l’occurrence de consolation – mot qui revient plusieurs fois. L’enjeu personnel encore une fois est d’accéder à une plus grande liberté intérieure.

 Leçon de ténèbres

13 avril 2022

Leçon de ténèbres

Peintures de Fabrice Rebeyrolle
Leçon de ténèbres est un poème. On y trouve un personnage : une femme appelée Line. Dans le pays de Line, le ciel semble trop étroit pour les nuages mais il y a quand même la place pour une salle de bal, une rivière, un pont métallique, un jardin avec fil à linge, des peupliers, des salamandres, des livres ouverts. De la place encore pour que passe le Tour de France. C’est un petit pays, une petite histoire, petite leçon de mort et de vie, de survie. En fait, un (…)

 Regarde

1er avril 2022

Regarde

Peintures d’Anne Slacik

 De loin en loin

16 mars 2022

De loin en loin

En de courtes proses poétiques, Christophe Mahy parle de son rapport à l’écriture, de ses sources d’inspiration. « L’atmosphère du recueil, dit-il, traduit une sorte de mouvement intérieur, traversé de transparences, de verdure, d’herbes, de rivières et de chemins, de lisières. » Grand marcheur le jour, le poète écrit la nuit, sa table d’écriture près d’une fenêtre.
L’atelier de la nuit assemble des heures de réveil et de flamme. Le mouillé de la forêt est aux fenêtres, dans un désordre de brouillards. Je vis (…)

Quelques pas hors de l'éternité

1er octobre 2021

Quelques pas hors de l’éternité

Ces « quelques pas hors de l’éternité » sont des moments que la vie retient, et qui reviennent nous hanter ou nous ravir. Mais aussi les pas qu’efface notre mémoire. Ce sont aussi les derniers pas, si précieux qu’on les garde en silence, ceux d’avant la fin, cette éternité. Être hors de l’éternité, c’est aussi être pleinement dans la vie.
Déplie sur la table
la carte de ta vie
coche les paysages
que tu voudrais emporter
surligne les chemins
qui t’ont mené au fond de toi
comme ailleurs et nulle part (…)

Dans le vent pourpre

20 avril 2021

Dans le vent pourpre

« Un couteau se lève dès que tu écris. » Le ton grave, pessimiste des premiers poèmes cède à l’évocation de courts bonheurs, ceux du matin, du chant des oiseaux, des collines, du soleil confident, des fleuves, de la mer… Philippe Mathy n’est pas seulement spectateur de la vie qui passe, il en arrache des poèmes qu’il « dépose sur une page en espérant qu’elle brûle ».

Poème
de l’instant

Marceline Desbordes-Valmore

« Les roses de Saadi »

J’ai voulu, ce matin, te rapporter des roses ;
Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les nœuds trop serrés n’ont pu les contenir.

Les nœuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s’en sont toutes allées.
Elles ont suivi l’eau pour ne plus revenir ;

La vague en a paru rouge et comme enflammée :
Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée…
Respires-en sur moi l’odorant souvenir.

Marceline Desbordes-Valmore, « Les roses de Saadi », Poésies de 1830.