L’herbe qui tremble

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Le mot Orage

20 avril 2022

Le mot Orage

Que restera-t-il de la foudre et de l’orage ? Des éclairs amoureux ? La cendre des villes ? Des gestes de pluie ? Que ce qui doit tomber tombe. C’est avec le feu dans la langue que Constance Chlore écrit nos tremblements, l’errance, la violence faite aux hommes, notre relation aux vivants. Poèmes courts, poèmes longs cherchent au rythme des battements d’ailes un espace plus large. Loin des gouttes de néant. Le feu est dans la phrase et éveille nos sens ; les vents arrivent, nous soulèvent. L’œil (…)

Derrière attendait l'espace

15 avril 2022

Derrière attendait l’espace

Couverture de Christian Gadair
Dans ce recueil Béatrice Marchal poursuit, en l’approfondissant, un exercice d’introspection et de libération commencé depuis longtemps par et grâce à la poésie. D’où son rôle salvateur, en l’occurrence de consolation – mot qui revient plusieurs fois. L’enjeu personnel encore une fois est d’accéder à une plus grande liberté intérieure.

Dans le vent pourpre

20 avril 2021

Dans le vent pourpre

« Un couteau se lève dès que tu écris. » Le ton grave, pessimiste des premiers poèmes cède à l’évocation de courts bonheurs, ceux du matin, du chant des oiseaux, des collines, du soleil confident, des fleuves, de la mer… Philippe Mathy n’est pas seulement spectateur de la vie qui passe, il en arrache des poèmes qu’il « dépose sur une page en espérant qu’elle brûle ».

Grünewald, le temps déchiré

15 avril 2021

Grünewald, le temps déchiré

La découverte du retable d’Issenheim, à Colmar, oeuvre du peintre Mathias Grünewald, fut un événement marquant dans la vie de Françoise Ascal. De ce choc est né le long poème Grünewald, le temps déchiré.
Entre 1994 et 1996, le peintre Gérard Titus-Carmel, avec lequel Françoise Ascal a déjà collaboré, a réalisé un vaste ensemble de dessins intitulé Suite Grünewald. Quelques-uns d’entre eux accompagnent le poème. Ces deux lectures - écrite et picturale - entrent ici en résonance. L’une comme l’autre témoignent (…)

Dans le vent pourpre

1er avril 2021

Dans le vent pourpre

Couverture André Ruelle, « Dans le vent pourpre » (détail), 2020.
Murs gris de métal ou de béton
murs barbelés de sang
je ne vous prêterai pas mes lèvres
L’infini parle la langue du rossignol
Seul le bleu du ciel
peut le comprendre
Je préfère lui confier ma voix
au risque du naufrage

en découdre

1er avril 2021

en découdre

Le dernier recueil d’Isabelle Lévesque, en découdre est un chant d’amour, ce don de la vie qu’il faut sans cesse raviver, enflammer, rendre à la lumière.
Ne pas refuser, même brûler,
distraire la nuit.
Rendre au ciel ce qui fut noir,
parcourir d’un même frisson
plusieurs départs. Ne négliger
ni la lune ni l’épée.
Il faudra bien séparer
la nuit & le jour,
en découdre.

Perpetuum mobile

29 octobre 2020

Perpetuum mobile

Réédition d’un livre paru en 1968 et épuisé, Perpetuum mobile est un moment charnière dans le travail poétique de Pierre Garnier. Il marque le retour du poète vers une poésie linéaire, qu’il avait délaissée pour se consacrer au spatialisme, poésie visuelle qu’il avait inventée avec son épouse Ilse Garnier au début des années 1960. Ce que Pierre Garnier commente dans un texte repris en préface :
« Ce livre de poèmes montre l’influence du spatialisme sur [ma] poésie : en effet il ne s’agit pas cette fois-ci de (…)

Arrière-plans

29 octobre 2020

Arrière-plans

Peintures de Jean Morette
Arrière-plans est la somme des poèmes écrits derrière la vitre où filtre la lumière des nuits et des aubes pluvieuses. Le poète y recense les sentiments qui le traversent durant les nuits de veille, propices à l’écriture, où le temps ralenti conduit la pensée à méditer, sur soi-même, sur le temps, sur les désirs, s’abandonnant à la mélancolie.
Revoici les mots provisoires
pour que recommence
ce qui doit l’être
Non écrire n’est pas vraiment
mourir
seulement un leurre
pour (…)

Le Travail du Monde

21 octobre 2020

Le Travail du Monde

Peintures de Jean Morette
En décrivant le monde du travail au 20e siècle, Jean-Louis Rambour raconte en poète l’intemporalité du travail. Pierre Tréfois dit de ce recueil : « Quelle joie de se plonger dans cet univers du boulot, réputé apoétique, par la grâce de la plume de Jean-Louis Rambour, qui réalise là une performance : nous rappeler, en poète, que toute richesse émane du prolétariat, des savoirs et savoir-faire de la multitude ! Nous sommes aux antipodes du « réalisme socialiste », de ses louanges, (…)

Buissonnières

1er octobre 2020

Buissonnières

Vision d’un poète hors les murs, parcourant le motif du Causse par sentiers buissonniers, éboulis et résurgences, embrassant la nature, en cris et en sourdine selon les questions essentielles qui jalonnent un parcours expressionniste et rural, sans concessions à l’air du temps où l’égo s’étale et s’exacerbe.
Je retrouve au pays après son paysage
le dépaysement
que tout poème doit donner
Je le retrouve dans tout ce que j’ignore
le sifflement
sur le corps d’un sorbier
me fait croire à l’oiseau
et (…)

Poème
de l’instant

Emmanuel Laugier

Feuilles bruissantes

« Feuilles bruissantes »

Quand se dessine,
dans le ciel blême,
le tremblement des peupliers,
je suis
dans la respiration des feuilles bruissantes,
fraîcheur
et frisson de lumière.

Novella Cantarutti, 1920-2009, Ultima stella, Éditions fario, 2021.