L’eau tremblante des saisons de Joëlle Gardes (TAMINE)

L'eau tremblante des saisons de Joëlle Gardes (TAMINE)

L’eau tremblante des saisons dit la fugacité et le caractère insaisissable du temps, son jeu de reflets semblable à celui qui organise ce recueil, où les saisons de la vie font écho à celles du monde. Entre irréversibilité implacable de l’existence et cycle des saisons, paysage extérieur et paysage intérieur, s’opposent la sérénité de la nature toujours renaissante et le drame de la maladie et de la mort sur fond de paysage méditerranéen, unique interlocuteur impassible de cette méditation, dont la beauté attise la douleur mais débouche aussi sur l’acceptation apaisée de notre place dans l’univers.

Cette écriture lucide, qui est la signature de l’auteur, débouche sur une poétique alliant la notation sensible au lapidaire de la maxime. C’est à un « connais-toi toi-même » que convie le poème, creusant ce Silence des mots comme se nommait le premier recueil de Joëlle Gardes, qui poursuit, ici, son questionnement sur le mystère de nos destinées, interrogées sans effet ni pathos, dans l’humilité du quotidien, la simplicité d’un constat dépouillé, méditatif et contemplatif, qui, à la fois, transperce par sa limpidité cruelle et fait revivre cette émotion des instants uniques dont sont faites nos vies.

Paru le 1er mai 2012

Éditeur : L’Amandier

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Tchernobyl, récits

J’ai ramassé, dans les environs du réacteur, une pierre que j’ai longtemps eue posée sur la bibliothèque, je la regardais, parfois aussi je la prenais dans mes mains. Un ami qui passait chez moi et a appris d’où elle venait l’a jetée par la fenêtre.

Ingrid Storholmen, Tchernobyl, récits,Traduit du norvégien par Aude Pasquier, Éditions LansKine, 2019.