L’art n’est rien de Zéno Bianu et André Velter

André Velter Zéno Bianu

« L’art n’est rien s’il n’est pas cet appel du large. L’art n’est rien s’il cède un seul arpent de son cœur. L’art n’est rien s’il n’est pas le ferment d’une république de l’esprit. L’art n’est rien si nous oublions la raison pour laquelle Alice a suivi les entrelacs foisonnants du lapin blanc. L’art n’est rien s’il délaisse le fil bleu-rouge du Grand Jeu, entre fil d’Ariane et fil du rasoir ».

André Velter et Zéno Bianu,
Prendre feu, Éditions Gallimard, 2012, p.21

Poème
de l’instant

« Fabulation »

« Cela » : humus formé par l’effritement et l’évaporation de nos rêves – diurnes autant que nocturnes ¬–, et que viennent féconder les songes ainsi qu’une abeille féconde les fleurs où elle butine. Les songes, montés (ou descendus ?) des confins du visible.

Sylvie Germain, « Fabulation », Revue Caravanes 8, Éditions Phébus, 2003.