L’arbre à paroles Maison de la Poésie d’Amay

L’Arbre à paroles publie une cinquantaine de titres par an et compte à ce jour plus de cinq cents titres. Les éditions s’ouvrent en priorité à la poésie francophone de Belgique et recherchent des jeunes auteurs, tout en publiant des poètes de la Francophonie et des poèmes traduits, en édition bilingue. Neuf collections se partagent les titres : L’Arbre à paroles, Points d’orgue, Traverses, Le buisson ardent, Les petits bleus du Buisson ardent, l’Oeil à l’Oeuvre, Monde latin, Textimage, Maison de la poésie, et vient de s’ajouter la revue trimestrielle L’arbre à paroles.

Editions de poésie

Collection poésie étrangère
Poésie contemporaine
Collection poésie pour la jeunesse
Revue de poésie

Type de livres
encollé

Mode de diffusion, distribution
Aden Diffusion pour la Belgique
Auto-diffusion

Année de création : 1964

Nombre de parutions par an : environ 50

Tirage moyen  : 500 ex.

Auteurs phares  : Ayguesparse, Vincensini, Linze, Falaise

Accepte de recevoir des manuscrits.

Contact : David Giannoni
Tél : 00 32 (0) 85 315232
Fax : 00 32 (0) 85 315432
email : editions@maisondelapoesie.com

Contact

50 Grand Route

B-4540

Ombret-Amay Belgique

<i>Jean Joubert, parcours poétique</i>

1er septembre 2006

Jean Joubert, parcours poétique

Dans cet essai, nous avons réuni diverses approches de sa poésie, avec, entre autres, des analyses et ateliers de lecture-écriture. Un choix de textes, signés par le poète et par des élèves, en font une anthologie vivante. En fin de volume, un parcours didactique intégre les démarches requises par le programme de français.

Aux arbres penchés

1er juin 2006

Aux arbres penchés

Un arbre ne s’adonne qu’à une chose, une seule,
peut-être essentielle : fixer la lumière.
Mais il sait aussi donner du temps et regarder la pierre :
il sait bien que rien n’est plus corrosif et que rien n’abaisse plus – une pierre – que de n’être plus regardée.
Un arbre n’a pas toujours – en plus – à donner
des raisons de se taire ou de rester où il est.
Heureusement !

La part du feu de Nicole Laurent-Catrice

1er septembre 2005

La part du feu de Nicole Laurent-Catrice

" De la métacuisine à La part du feu, une même voix dit en éclairs véritables la femme aux prises avec le quotidien et avec l’amour, qui ne se prouvent mais s’éprouvent et se créent."
André Doms

Fantaisies

1er avril 2005

Fantaisies

Le matin, la lumière

1er mars 2005

Le matin, la lumière

Lumière de la première neige
dans le lait du matin
Les débuts ont la pâleur du doute, l’hésitation
du dessein

Délogée du monde

1er décembre 2004

Délogée du monde

Les phénomènes
Jamais aucune trace,
labile,
on y revient
poussés par le vent,
le vent dans l’oreille
Même les pierres
Je marche encore
perdue sur la terre
les phénomènes,
ici apparaît.
Les arbres tordus par le sable
et les choses
une seconde fois.
La joie de penser à ta joie.

Ajours

1er mars 2004

Ajours

Cet automne entreprend la terre
comme on forge un chemin
parmi les feuilles mortes
comme on atteint
le jour ouvrable
Autant de lumière que sous la porte
dans la forêt
hermétique
et sans avoir
le risque du chemin.

L’instant prodigue

1er décembre 2003

L’instant prodigue

Collection le buisson ardent.
"Rupture
Sitôt perdu le fil
on revient sur ses pas
le soleil ne luit que tôt
passé les toits il crie
sitôt rompu le fil
on ne fait ni une ni deux
la lune arrache
toutes les décisions".

<i>Aux lèvres des péris</i>

1er janvier 2003

Aux lèvres des péris

"Hector
Hectoris Andromache
Qu’un monceau de terre me recouvre
que je n’entende tes cris
lorsqu’un torse de bronze t’emportera !
Femme, tu es ma femme
Tu souffriras, mienne et captive
à verser l’eau tisser la toile
d’un autre que moi
Ils nous sépareront
mais c’est mienne que tu entres
dans notre éternité"

Elle, d’urgence

1er janvier 1989

Elle, d’urgence

Elle fut l’enfant braconne des lisières. Fêlait ses empreintes aux sentiers, aux hanches des collines.
Parfois elle criait à l’écho. Ou se taisait à mort.
Toujours quelqu’un répondait…

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.