L’arbre à paroles Maison de la Poésie d’Amay

L’Arbre à paroles publie une cinquantaine de titres par an et compte à ce jour plus de cinq cents titres. Les éditions s’ouvrent en priorité à la poésie francophone de Belgique et recherchent des jeunes auteurs, tout en publiant des poètes de la Francophonie et des poèmes traduits, en édition bilingue. Neuf collections se partagent les titres : L’Arbre à paroles, Points d’orgue, Traverses, Le buisson ardent, Les petits bleus du Buisson ardent, l’Oeil à l’Oeuvre, Monde latin, Textimage, Maison de la poésie, et vient de s’ajouter la revue trimestrielle L’arbre à paroles.

Editions de poésie

Collection poésie étrangère
Poésie contemporaine
Collection poésie pour la jeunesse
Revue de poésie

Type de livres
encollé

Mode de diffusion, distribution
Aden Diffusion pour la Belgique
Auto-diffusion

Année de création : 1964

Nombre de parutions par an : environ 50

Tirage moyen  : 500 ex.

Auteurs phares  : Ayguesparse, Vincensini, Linze, Falaise

Accepte de recevoir des manuscrits.

Contact : David Giannoni
Tél : 00 32 (0) 85 315232
Fax : 00 32 (0) 85 315432
email : editions@maisondelapoesie.com

Contact

50 Grand Route

B-4540

Ombret-Amay Belgique

Coutures de Doina Ioanid

1er décembre 2015

Coutures de Doina Ioanid

En trois jours, du bol aux bouts de papiers, les Coutures étaient nées. C’était en 2011, mais je ne les ai pas publiées immédiatement, je les ai laissées mûrir, afin que chaque poème trouve la justesse et la douceur d’un regard rétrospectif. L’écriture des Coutures a également été une écriture et une couture à l’intérieur de moi. Un exercice de mémoire, patience, compréhension, nostalgie – mélangé avec le désir vivant et humain du naturel, mais aussi avec une vision qui transcende l’ordinaire. Mes Coutures sont (…)

Ecoper la lumière

1er septembre 2015

Ecoper la lumière

Que seraient
La houle et la marée,
Sans rêve,
Ni falaise à creuser,
Sans cet horizon
Qui les dresse
Au-delà,
Au-delà
Des forces qu’il faut
Pour écoper la lumière
Des corps
Qui sombrent
Et se dispersent ?

Notre mère la montagne d'Olivier Dombret

1er septembre 2015

Notre mère la montagne d’Olivier Dombret

Long poème en prose, hypnotique, lancinant, Notre mère la Montagne est une fable moderne qui traite du désir de fuir un monde devenu « mécanique » et froid. Échapper à tout ce qui nous oppresse, en cherchant dans la quête d’un ailleurs une forme de salut. Fuir la ville. Se diluer dans la nature, s’y laisser absorber. Mais attention, nulle nature bienveillante ou généreuse chez Olivier Dombret. Au contraire. Sa montagne, comme chez Daumal, exige l’oubli, l’abandon et la perte de soi. En somme, on y entre (…)

S'il existe des fleurs de Cécile Guivarch

1er septembre 2015

S’il existe des fleurs de Cécile Guivarch

"Quelque part le soleil se lève
ailleurs c’est la lune
ou rien
les cratères

Belgium Bordelio

1er avril 2015

Belgium Bordelio

La Belgique ? Au bord de … La Belgique culturelle ? Au bord de … La Belgique poétique ? Un gouffre, un abîme de langues, et à la fois un axe fort qui traverse l’ensemble, qui oriente le projet, du passé pas si lointain au futur qui se rapproche. D’où le titre : Bordelio. D’où le sous-titre : Structure.
Belgium Bordelio est une anthologie bilingue franco-néerlandophone de 30 auteurs (15 néerlandophones et 15 francophones) coéditée par le Poëziecentrum de Gand et la Maison de la poésie d’Amay.
Bordelio. (…)

La Trilogie Lunus de Serge Delaive

1er mars 2015

La Trilogie Lunus de Serge Delaive

Sources d’un fleuve
Quelle origine possède une œuvre comme celle de Serge Delaive ? Une œuvre à présent riche de douze recueils de poèmes, de quatre romans, d’un essai et de deux ouvrages alliant texte et photographies, l’œuvre d’un écrivain non institutionnalisé, mais que l’Institution se plaît à distinguer — prix Marcel Thiry en 2006 pour Les Jours, prix Rossel pour Argentine en 2009, prix triennal de poésie pour Art farouche en 2014 —, un écrivain dont la position est atypique sans exhibitionnisme, (…)

S'éclipser d'Aliette Griz

1er mars 2015

S’éclipser d’Aliette Griz

En une succession de tableaux apparemment légers sur les rapports homme-femme, une jeune mannequin revient sur la relation qu’elle a eue avec un politicien pendant près d’une année. Une passion. Un coup de coeur. Jusqu’à ce qu’elle décide de s’en aller, aliénée par cette vie dans les plis et le caractère autocentré d’un compagnon qui ne la considère pas (je voyais bien que tu faisais un immense effort pour mettre ton intelligence à ma portée), et qu’elle se mette à démonter, bloc après bloc, ce truc un peu (…)

8 ans de Julie Remacle

1er février 2015

8 ans de Julie Remacle

En une succession de courts textes fulgurants, 8 ans raconte la vie d’une petite fille belge née dans les années 80. A mille lieues des préjugés mièvres qu’on projette sur l’imaginaire enfantin, l’héroïne de Julie Remacle est, du haut de ses huit ans, douée, sensible, lucide et drôle. En revenant sur les événements marquants de ses premières années – depuis un discours qu’on lui impose d’écrire en l’honneur de la fête de la Communauté française au choc de l’affaire Dutroux –, elle nous montre, en une langue (…)

<i>Il y a de l'innocence dans l'air</i>

1er novembre 2014

Il y a de l’innocence dans l’air

Puis un jour, la main décide de prendre
tout son temps,
elle caresse un dos, elle apaise une joue,
elle se pose en douceur sur la bouche,
comme pour mieux dire silence,
elle frôle un souffle d’air
où se tiennent le jour, et la nuit, et le travail
du nuage d’écrire,
muets encore de tout ce qui se passe
et ne se passe pas encore,
elle pressent
l’autre main
qui, elle aussi s’en va, sur un autre trottoir,
sans penser à demain,
et la (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.