L’arbre à paroles Maison de la Poésie d’Amay

L’Arbre à paroles publie une cinquantaine de titres par an et compte à ce jour plus de cinq cents titres. Les éditions s’ouvrent en priorité à la poésie francophone de Belgique et recherchent des jeunes auteurs, tout en publiant des poètes de la Francophonie et des poèmes traduits, en édition bilingue. Neuf collections se partagent les titres : L’Arbre à paroles, Points d’orgue, Traverses, Le buisson ardent, Les petits bleus du Buisson ardent, l’Oeil à l’Oeuvre, Monde latin, Textimage, Maison de la poésie, et vient de s’ajouter la revue trimestrielle L’arbre à paroles.

Editions de poésie

Collection poésie étrangère
Poésie contemporaine
Collection poésie pour la jeunesse
Revue de poésie

Type de livres
encollé

Mode de diffusion, distribution
Aden Diffusion pour la Belgique
Auto-diffusion

Année de création : 1964

Nombre de parutions par an : environ 50

Tirage moyen  : 500 ex.

Auteurs phares  : Ayguesparse, Vincensini, Linze, Falaise

Accepte de recevoir des manuscrits.

Contact : David Giannoni
Tél : 00 32 (0) 85 315232
Fax : 00 32 (0) 85 315432
email : editions@maisondelapoesie.com

Contact

50 Grand Route

B-4540

Ombret-Amay Belgique

La Grande Mitraque

1er novembre 2018

La Grande Mitraque

« La Grande Mitraque, c’est le monde actuel dans ses aspects les plus immédiats, c’est aussi le conformisme, la bêtise, la cruauté de notre temps, c’est le baroque bariolé des Prisunic, la fureur des gadgets, c’est l’érotisme arrogant de la rue, des bars et des magazines. »
-- Extrait de la préface d’André Miguel.
En mai 1968 paraissait la Grande Mitraque aux éditions Henri Fagne. « Envoie ce livre aux auteurs que tu aimes. » Voilà le seul vrai conseil que le poète André Miguel donna au jeune Jean-Pierre (…)

Passeports pour ailleurs

1er mai 2018

Passeports pour ailleurs

Les Wu-sun des Monts du Ciel, petit peuple pastoral de Haute-Asie, enclavé parmi des tribus turco mongoles mais proche, par son type et par sa langue, des Celtes des finistères européens, furent longtemps considérés comme un peuple sans écriture.
Ceci, jusqu’à ce que le linguiste d’origine croate Ilan Precjev-Ilan (1927-2015) révèle leur destin tourmenté, leur étrange écriture « végétale » et le touchant trésor de leur « poésie mémorielle », ici présentée pour la première fois en français.
Du 9e siècle à (…)

Force est d'écrire aimer

1er juin 2017

Force est d’écrire aimer

Force est d’écrire aimer est un recueil de mots d’élan qui brûlent, soufflent et qui battent. C’est une façon de toucher à ces différentes coutures qui tiennent l’amour intact et debout, en multipliant les angles et modulant la lumière, convoquant ainsi la mémoire de chacun – celle de la peau. C’est le 4e recueil publié chez l’Arbre à paroles.

La langue soufflée de l'animal de Patrice Duret

1er janvier 2017

La langue soufflée de l’animal de Patrice Duret

"ma langue est chanterelle
je perds mes poils mes crocs
l’écaille pousse sur mon dos
paupière appelle
me toise d’une joie ardente
je suis salamandre chauffe la mousse
canevas d’un monde réconcilié"

Confidences de l'eau de Pierre Warrant

1er novembre 2016

Confidences de l’eau de Pierre Warrant

de la mer
on ne peut rien dire
on la rejoint parfois
au cerf-volant des mots
en s’approchant de qui se tait
et brise la dernière phrase
on creuse en elle
le sable qui l’efface
le large qu’elle espère
le pur élan qui nous arrache
et nous construit.

Les voiles d'encre de Jean-Louis Peyre

1er septembre 2016

Les voiles d’encre de Jean-Louis Peyre

Le temps passait
Et tu ne disais rien
Rien de tes joies
Rien de tes souffrances
Le temps passait et tu étais là
Maintenant que tu as disparu
J’affronte
Les escaliers interminables
Les clefs qu’on ne trouve plus
Les rendez-vous ratés
Les petites morts quotidiennes
C’est ta façon à toi
De me parler
Jean-Louis Peyre est né le 4 juillet 1955 à Vienne. Après des études secondaires et universitaires, il entre comme cadre technique chez un opérateur téléphonique. Depuis un coup de foudre (…)

La vallée des Ammeln de Philippe Fumery

1er septembre 2016

La vallée des Ammeln de Philippe Fumery

assise seule
au détour de la route
la vallée immense devant elle
vallée des ammeln
drapée de noir
sous un chapeau de paille
elle suit l’ombre
par vagues
dans les fonds
contre les versants opposés
sa charge déposée
contre son flanc droit
Un premier séjour dans le sud marocain avait abouti au recueil « Berbère », qui donnait leur place à la fois à ces habitants discrets de l’Atlas, leurs intérieurs modestes, et aux paysages immenses qui les abritent et les soustraient au regard.
Philippe Fumery (…)

Mortels habitants de la terre

1er juin 2016

Mortels habitants de la terre

Assumer par le poème la disparition de l’écriture cursive et la mise en écran du monde, il le faut au moment où meurt la mère qui vous a enfantés : ne pas revenir est la règle du vaisseau.

Style de Dolores Dorantes

1er juin 2016

Style de Dolores Dorantes

Au départ, dans « Style », tout paraît anodin. On écoute gentiment un choeur de voix féminines qui parlent à un « maître » et semblent le louer. Un maître dont on ne sait pas très bien qui il est. Et puis, petit à petit et sans qu’il y paraisse, Dolores Dorantes nous plonge dans un monde - figuration du Mexique d’aujourd’hui - où se dessinent en toile de fond d’authentiques scènes de cruauté. Tout se passe dans le non-dit, dans la nuance et dans ce jeu subtil entre réalisme cru et poésie, faisant de Style une (…)

Mille gouttes rebondissent sur une vitre d'Otto Ganz

1er décembre 2015

Mille gouttes rebondissent sur une vitre d’Otto Ganz

Otto Ganz est né à Anvers en 1970. Poète, romancier, plasticien, il est l’une des voix les plus singulières de la littérature belge contemporaine.
Pour cette ivresse
qui convient au désespoir
un homme que j’ai aimé
s’est laissé sombrer
au centre
Vivat vivat
semper vivat
***
Le Carnet et les instants

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.