L’Étoile et le nénuphar et autres contes de Philippe et Ré Soupault

L'Étoile et le nénuphar et autres contes de Philippe et Ré Soupault

Collection « Seghers Jeunesse »
Seghers
Postface de Michaël Batalla

Cet ouvrage, destiné aux enfants de cycle 3 et de sixième, rassemble cinq contes issus de pays différents : « L’Étoile et le Nénuphar » (Indiens d’Amérique) ; « Le Loup blanc » (France) ; « Tom le poète » (Écosse) ; « La Science de la vie » (Irak) et « La Jeune Fille silencieuse » (Espagne).
Extraites d’un ouvrage de Ré et Philippe Soupault publié aux Éditions Seghers en 1975, ces « Histoires merveilleuses des cinq continents », ont été recueillies et adaptées par le poète surréaliste et son épouse. De cultures différentes, ils possèdent néanmoins une thématique commune, fortement liée au monde de l’enfance : celle du secret et de la parole.
Si le premier conte émane d’une civilisation réduite au silence, les suivants nous invitent à réfléchir à l’usage de la parole : quand faut-il parler ? comment faire pour tenir sa langue ? que signifie le fait de donner sa parole à quelqu’un ? À travers ces histoires, nous comprenons aussi que la seule langue universelle jamais élaborée par l’espèce humaine est celle du conte, « identique pour toutes les civilisations et pour toutes les époques ».
Destinés à tous les enfants curieux de rêves et de voyages, ces contes représentent la meilleure méthode pour abolir les préjugés et les racismes.

Paru le 1er octobre 2005

Éditeur : Seghers

Genre de la parution : Jeunesse

Poème
de l’instant

Jean-Pierre Verheggen

Courage / Courrèges

Rappelons-nous que la poésie se niche aussi
dans les voisinages, tant congrus qu’incongrus,
- voire crus ! - de mots parfois peu congénères
qui sommeillent dans le même dictionnaire !
Qu’on les réveille et voilà le substantif courage,
apparemment sans cousinage avec la poésie,
qui soudain s’accoquine, de manière inattendue,
avec André Courrège, le grand couturier,
inventeur , dans les années 60 de la jupe-culotte
qu’osèrent porter en rue de courageuses femmes
prêtes à affronter les quolibets, les regards
lubriques, les injures et autres harcèlements
machistes d’effrontés « passant qui passent »

Saluons donc, aujourd’hui plus que jamais,
ces « hirondelles printanières », ces militantes
avant-gardistes qui n’hésitèrent pas -ô avril ! -
« à se découvrir d’un fil » pour défendre

la Beauté et la Liberté poétique de leur corps !

Jean-Pierre Verheggen « Courage / Courrèges », inédit pour le Printemps des Poètes 2020