L’Atelier des Noyers

L’Atelier des Noyers est né en 2008, d’abord pour proposer des prestations de services pour le livre et acteurs culturels. J’ai créé cette structure pour pouvoir travailler de manière indépendante et valoriser ce qui me tient à cœur, et nouer des relations qui mettent le livre sur le devant de la scène. L’Atelier des Noyers a ainsi parcouru les routes de Bourgogne pour mettre en avant les beaux livres de la Renarde Rouge, pour organiser des expositions autour des livres de la Goulotte, entre autres. Et puis, assez naturellement, l’évidence a surgi de publier des personnes dont j’aime le travail graphique ou d’écriture.

Depuis la rentrée 2016 donc, l’Atelier des Noyers propose à des créateurs (auteurs et illustrateurs) de relever le défi de jouer ensemble la partition de l’émotion de la première rencontre : autour d’un texte ou d’un univers graphique. La collection démarre avec trois univers : Carnets de philosophie avec Grandir, Carnets de Vie avec Novembre, Carnets de Couleurs avec Carnet de Bleus. En 2017 sont nés les Carnets de Nature et un Carnet d’Enfance est en préparation..

Parce que nous sommes conjointement persuadés, entre acteurs de la chaîne du livre (et nous n’oublions pas ici les médiateurs), que le livre, et la création dans son ensemble, sont un moyen de lutter contre l’uniformité, contre l’absurdité.

Proposer le Beau, éduquer l’œil, écouter la musique de la langue, ouvrir l’esprit est ce qui nous permet d’être humains sur la terre et de résister à la Barbarie.

Claire Delbard, éditrice

Contact

7 rue des Noyers

21160

Perrigny-lès-Dijon

Le Petit plus

1er juin 2019

Le Petit plus

Illustrations Noémie Petit.
Ne pas se taire
ne pas brûler de l’intérieur
ouvrir les rideaux…

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.