José Ensch

José Ensch, de son nom complet Marie Josèphe Jeanne Ensch, naît le 27 octobre 1942 à Luxembourg.

Très jeune déjà, José s’intéresse à la littérature et à la poésie. Elle écrit ses premiers poèmes alors qu’elle est encore adolescente. En 1961, après l’obtention de son baccalauréat au Lycée de jeunes filles à Luxembourg, elle part étudier le français, le latin ainsi que l’allemand, à Bonn, Nancy puis Paris. C’est au cours de ces mêmes années qu’elle fait la rencontre de Gisèle Prassinos et que naît sa passion du surréalisme. Sa thèse de fin d’étude aura d’ailleurs pour sujet : Gisèle Prassinos. De l’enfant prodige du surréalisme à la romancière d’aujourd’hui.

En 1965, José retourne à Luxembourg enseigner la littérature française dans le Lycée de jeunes filles. Elle sera notamment la professeure de Laurent Fels, Alexandra Fixmer et Tom Nisse, à qui elle donnera le goût des lettres. En 1972, elle interrompt l’enseignement et se consacre à une étude approfondie du surréalisme, sous la direction de Michel Décaudin, à l’Université de Nanterre. Son étude dure trois ans.

C’est à cette même période que sont publiés, grâce aux conseils et encouragements de Gisèle Prassinos, nombreux de ses poèmes, notamment dans des périodiques luxembougeois, belges, français, suisses, et canadiens. Son premier recueil intitulé L’Arbre paraît en 1984 aux Éditions Galerie Simoncini. Celui-ci est accompagné de deux sérigraphies de Mario Prassinos et révèle un bon nombre d’images et métaphores à travers l’utilisation de mots simples, issus de la vie quotidienne.

Dès l’année suivante, José publie Ailleurs… c’est certain à l’Institut Grand-Ducal puis, en 1995, Le profil et les ombres préfacé par Gisèle Prassinos. Ses thèmes favoris sont alors la naissance, la vie, l’enfant, la nature, la lumière, la beauté, la souffrance, la déshérence et la mort. En 1997, José semble avoir atteint une certaine maturité stylistique lorsqu’elle publie Dans les cages du vent aux Éditions Phi, recueil pour lequel le Prix Servais lui est décerné. Prédelles pour un tableau à venir est le dernier recueil qu’elle publie de son vivant, en 2006, aux Éditions Estuaires.

José organise également, aux côtés de Gisèles Prassinos, Rosemarie Kieffer, Tun Deutsch, Edmond Dune, Joseph-Émile Muller et Anise Koltz, de nombreuses manifestations d’art et de poésie dans différents lieux culturels du Luxembourg.

Si plusieurs de ses poèmes ont été traduits en allemand, anglais, roumain, russe, arabe, grec, chinois, hongrois ou macédonien, elle a elle-même participé à diverses traductions de poèmes français en allemand, notamment des poèmes de Guy Goffette.

José meurt le 4 février 2008 à Luxembourg.

Bibliographie

  • Les façades, 2009.
  • L’aiguille aveugle, Préface de René Welter, Éditions Phi, 2008.
  • Prédelles pour un tableau à venir, 2006.
  • Dans les cages du vent, Illustrations de Marie-Paule Schroeder, Éditions Phi, 1997.
  • Le profil et les ombres, Préface de Gisèle Prassinos, 1995.
  • À l’écoute de Gisèle Prassinos. Une voix grecque, 1986.
  • Ailleurs… c’est certain, 1985.
  • L’Arbre, Illustrations de Mario Prassinos, 1984.

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