José Corti

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Marianne Moore, Poésie complète, Licornes et sabliers

1er avril 2004

Marianne Moore, Poésie complète, Licornes et sabliers

édité et traduit par Thierry Gillybœuf.
"Selon Marianne Moore, la poésie se doit de créer « une place pour l’authentique », qui ne peut se trouver que dans le monde et non dans l’individu. Raison pour laquelle, le public, habitué à une poésie plus directement accessible parce que personnelle et intimiste, a pu être durablement dérouté par cette écriture toute en technique, en intellectualisme et en esprit, dont le « fini » fascinait ses pairs. Moore entend pousser le lecteur à accepter la relation entre (…)

Verre, ironie et Dieu d’Anne Carson

1er avril 2004

Verre, ironie et Dieu d’Anne Carson

édité et traduit par Claire Malroux, postface de Davenport..
Une des voix les plus novatrices de la poésie canadienne anglophone.
Entre un premier ouvrage publié en 1986 sous le titre : Eros the bittersweet (Éros le doux-amer), et le dernier paru en date, If not,Winter (Sinon, l’hiver), traduction de poèmes de Sapho (2002), s’intercalent une série de livres importants : Plainwater et Glass, Irony and God paraissent simultanément en 1995, suivis d’Autobiography of Red : A Novel in Verse (…)

Description du mensonge d'Antonio Gamoneda

1er février 2004

Description du mensonge d’Antonio Gamoneda

Collection Ibériques
Description du mensonge est un poème central dans l’œuvre d’Antonio Gamoneda. Au sens où tout y conduit et tout en provient. Ses livres antérieurs comme Blues castillan et Passion du regard y ont leur achèvement au double sens du terme : ils y conduisent et s’y engloutissent dans la mesure où après plus rien ne sera comme avant.
La mort est partout présente chez Antonio Gamoneda. C’est pourquoi la poésie sera pour lui, selon une définition qui ne variera pas, « le récit de la (…)

Blue castillan d’Antonio Gamoneda

1er février 2004

Blue castillan d’Antonio Gamoneda

Collection Ibériques, Corti, 2004. J’ai écrit Blues castillan entre 1961 et 1966. Il a été publié tardivement et peu distribué. Il est passé presque inaperçu. Blues castillan a à voir avec une certaine manière de penser le monde (“nous traversions les croyances” allais-je dire des années plus tard), et, surtout, avec la volonté de transformer en poèmes des événements et des états d’âme qui ont dominé ma vie pendant trente ans. Il comporte le récit de faits devant lesquels — ou dans lesquels — la (…)

Cent vues de l'enclos des nuages, d'André Ar Vot

1er janvier 2004

Cent vues de l’enclos des nuages, d’André Ar Vot

Quel lecteur n’a pas imaginé une " Poétique des nuages ", quelle tête n’a pas rêvé se faire définitivement ennuager ?
Voici qu’un poète nous propose une centaine de fragments sur les Nuages, se riant de l’exhaustivité impossible mais s’amusant à regrouper ses textes en thématiques comme autant de tentatives d’approches : traité du Nuageux, Autobiographie du Nuage, Sensualité, Au Musée des Nuages, Pour une esthétique, Nostalgie, etc.
"Ce livre n’est pas fait pour être lu, nous dit André Ar Vot, mais (…)

Atatao de Caroline Sagot Duvauroux

19 novembre 2003

Atatao de Caroline Sagot Duvauroux

Peintre et poétesse, Caroline Sagot Duvauroux mène à Crest, dans la Drôme, une vie entièrement consacrée à ses deux passions. Elle s’occupe également chaque année d’un marché du livre consacré aux petits éditeurs. Après Hourvari dans la Lette, son premier recueil, publié par Corti, et salué par la critique spécialisée, elle nous offre une nouvelle « danse forcenée au pays de l’inconscient » (Gaspard Hons). Dans Atatao, elle mêle toujours une recherche formelle époustouflante (syntaxe malmenée, néologismes, (…)

Comment entrer dans la chambre où l’on est depuis toujours

1er novembre 2003

Comment entrer dans la chambre où l’on est depuis toujours

Après avoir écrit deux pièces de théâtre, Israël Eliraz, né à Jérusalem, se consacre exclusivement à la poésie. Polyglotte et fin connaisseur de la langue française, il supervise lui-même les traductions (14 recueils traduits). Bien connu du public français amateur de poésie, ses deux derniers recueils, Petit Carnet du Levant et Abeilles/Obstacles, ont connu un grand succès d’estime ; la plupart des revues spécialisées les ont remarqués. Comment entrer dans la chambre… est donc le troisième recueil publié (…)

Jean-Claude Mathieu, Philippe Jaccottet, l’évidence du simple et l’éclat de l’obscur,

1er septembre 2003

Jean-Claude Mathieu, Philippe Jaccottet, l’évidence du simple et l’éclat de l’obscur,

Tout n’est pas dit, c’est le seul constat (heureux) que fait le lecteur devant les traces de son parcours. Il en va moins d’interprétations approximatives, d’étroitesse de vues que de la perte d’une ardeur, d’une douleur, d’une pudeur, qui parlent dans ces textes et que les mots de la critique ne cessent de perdre au fur et à mesure que, rassemblant, rapprochant, abstrayant, ils font croître le désert. Une œuvre donne, et combat ; celle de Jaccottet, un des grands poètes vivants, dont la voix juste ne (…)

Philosophie et poésie De Maria Zambrano

1er septembre 2003

Philosophie et poésie De Maria Zambrano

Maria Zambrano est une des figures les plus importantes de la philosophie espagnole du siècle dernier. Disciple d’Ortega y Gasset lors de ses études de philosophie à Madrid, elle connaît l’exil de 1939 à 1982, (Amérique du Sud – en particulier à Cuba –, Europe). Un premier volume de ses œuvres complètes a paru en Espagne en 1971, elle a reçu le « Prix Cervantès » pour l’ensemble de son œuvre en 1988. Philosophie et poésie, écrit en 1939 et réédité en 1987, inédit en français, satisfera tous les lecteurs déjà (…)

La Forme poétique du monde, anthologie

1er juin 2003

La Forme poétique du monde, anthologie

Cette anthologie conçue par trois jeunes spécialistes (Olivier Schefer, Laurent Margantin et Charles Leblanc) comblera une lacune tant par les présentations de ce que fut le romantisme allemand que par l’ampleur des auteurs et des œuvres citées (la grande majorité étant inédite). Les chronologie, bibliographie, index, permettront aux lecteurs de circuler aisément dans l’ouvrage.
Le romantisme ne tient pas en une formule ou en un axiome. La célèbre lettre de Friedrich Schlegel confiant à son (…)

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.