José Corti

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Paris

<i>L'âge de verre</i>

1er novembre 2010

L’âge de verre

Deuxième livre de l’auteur à paraître chez Corti - après Si Riche Heure en 2007 -, L’Âge de Verre retrouve le rythme de vers coupé qui est sa signature mais en alternance cette fois avec de brefs blocs de prose. L’auteur parcourt ainsi à sa façon l’histoire du verre et donc, surtout, celle de la fenêtre : tant l’invention de l’objet et ses conséquences sur le regard que nous portons sur le monde, que la représentation qui en est faite depuis la Renaissance. La peinture s’étant emparée de la fenêtre pour (…)

<i>Greffes</i>

1er octobre 2010

Greffes

"Dont ce. Dont la vitesse, les synchrones - ou
une autre sous elles, exclue d’elles. Dont scan-
dant au-devant - rétractée.
Greffes de ce qui n’entend pas.
Dont on est la répercussion."

et tout ça pour dire ose

1er octobre 2010

et tout ça pour dire ose

il se passe trop dans
peu de choses (feu
à la cuisine, insectes
au jardin)
c’est l’heure où poires sont pommes
est-ce une sérénade qui s’amplifie
dans les lointains ?

Le Vent chaule de Caroline Sagot Duvauroux

1er novembre 2009

Le Vent chaule de Caroline Sagot Duvauroux

"Un jour on s’arrête, saisi par la foison des pistes. On s’arrête au bord de quelque chose. C’est peut-être un mot, c’est peut-être la première lettre d’un mot. Qu’on ne comprend plus."

La Muse parodique, anthologie par Daniel Grojnowski

1er avril 2009

La Muse parodique, anthologie par Daniel Grojnowski

À l’enseigne de la parodie, sont ici réunis des recueils publiés à la fin du XIXe siècle, Le Parnassiculet contemporain, Dixains réalistes, Les Déliquescences d’Adoré Floupette, La Légende des sexes. Leur ont été joints des poèmes de l’Album zutique et ceux qui ont paru dans Le Décadent sous la signature de Mitrophane Crapoussin.
Aux noms d’Alphonse Daudet, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Charles Cros ou Germain Nouveau, sont associés ceux de Paul Arène, Edmond Haraucourt, Laurent Tailhade. La plupart (…)

Traces, sillons

1er avril 2009

Traces, sillons

"De la poésie j’attends qu’elle oublie les phrases pivoines
et s’offre nue…"

Dehors

1er novembre 2008

Dehors

pose-toi près d’un arbre
achève ton accord
avec lui
tout bas comme
mangeur d’herbe
L’amour n’échappe pas au temps
mais on ne voudrait pas
que ça finisse

Lettre aux deux soeurs

1er septembre 2008

Lettre aux deux soeurs

traduit de l’arabe (Liban) par Abdellatif Laâbi
« J’ai cru que, par le biais de cette lettre, j’allais te transmettre ce que je n’ai pu faire avec personne, y compris moi-même. Je t’ai raconté en effet ce que je n’osais pas divulguer auparavant. A mesure que je t’écrivais, je me rapprochais de toi. Nous nous rapprochions l’un de l’autre et nous étions rassurés. Nous avions besoin de sentir que nous n’étions pas seuls, que la solitude poussait dans des champs éloignés. C’était en tout cas notre désir (…)

Essai d’héréticité de Patrick Wateau

1er juin 2008

Essai d’héréticité de Patrick Wateau

Le précédent recueil poétique publié par Patrick Wateau « Ingrès » a reçu le Prix Antonin Artaud.
Avec ce livre de fragments réflexifs ou (et) poétiques, Patrick Wateau poursuit sa quête de l’essence et son interrogation sur la poésie, la mort, la métaphysique, loin des idées convenues.
Plus comme un mot, de plus en plus la chose se donne un nouveau mot. Ça tient en l’air entre un absolu d’exigence et une exigence d’absolu, au point de la fulgurante douceur (…)

Y aura-t-il pour de vrai un matin d’Emily Dickinson

7 mai 2008

Y aura-t-il pour de vrai un matin d’Emily Dickinson

Traduit de l’anglais par Claire Malroux
"Emily Dickinson a vingt-huit ans lorsqu’elle décide de s’adonner entièrement – sinon publiquement – à sa vocation de poète apparue pendant son adolescence, si l’on en croit les lettres écrites huit ans plus tôt à ses amies. À l’une en particulier, elle parle de son attirance pour ce qu’elle ne nomme pas mais perçoit d’emblée comme une force rivale de la religion, la poésie : « J’ai osé accomplir des chose étranges – des choses hardies, sans demander l’avis de personne (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.