José Corti

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Paris

<i>Le nôtre</i>

1er mars 2013

Le nôtre

Troisième livre de poésie de Cole Swensen à paraître chez Corti, Le nôtre conclut ce que l’on pourrait appeler sa trilogie française (après « Si riche heure », 2007, qui traverse notre 15ème siècle en s’appuyant sur l’iconographie des Très Riches Heures du Duc de Berry, et après « L’Âge de verre », 2010, qui considère l’histoire du verre et de la fenêtre à la lumière de l’oeuvre de Bonnard et de quelques autres).
Le livre évoque la personne, l’œuvre et l’époque d’André Le Nôtre (1613-1700), l’inventeur du jardin à (…)

<i>La Lampe allumée si souvent dans l'ombre</i>

1er janvier 2013

La Lampe allumée si souvent dans l’ombre

Qui sommes-nous ? Quand j’ouvre la bouche, de qui est faite cette voix ? Si j’avais été la seule à parler ma langue, jamais je n’aurais écrit. Il n’y a pas que les baisers pour se mêler par la bouche, par la gorge, par toute la vie. « Et maintenant écoutez-moi bien. (c’est Pasternak qui fait ainsi parler Jivago). L’homme présent dans les autres, c’est cela justement qui est l’âme de l’homme. Voilà ce que vous êtes, voilà ce qu’a respiré, ce dont s’est nourrie, ce dont s’est abreuvée toute sa vie votre (…)

Lorine NIEDECKER, Louange du lieu et autres poèmes

1er octobre 2012

Lorine NIEDECKER, Louange du lieu et autres poèmes

Coédition Corti | Prétexte Traduit par Abigail Lang, Maïtreyi & Nicolas Pesquès De Lorine Niedecker (1903-1970) William Carlos Williams disait qu’elle était « l’Emily Dickinson de notre époque ».
Il y a en effet des raisons de rapprocher ces deux auteurs, même si les circonstances historiques et sociales les séparent et éloignent la teneur de leurs oeuvres. Mais la vie de Lorine, essentiellement cantonnée dans son Wisconsin natal qui va nourrir tout son travail, la discrétion de sa carrière (…)

Robert DUNCAN | L'Ouverture du champ et autres poèmes

1er octobre 2012

Robert DUNCAN | L’Ouverture du champ et autres poèmes

Traduit par Martin Richet Lié au courant littéraire de Black Mountain et à celui de la Beat generation, Robert Duncan, né en 1919, est mort en 1988.
Composé entre 1956 et 1959 et publié en 1960 chez Grove Press, The opening of the field n’est pas seulement la première somme d’un maître poète ou l’articulation synthétique des avancées poétiques, contemporaines (le vers projectif décrit par Charles Olson y apparaît dans toute sa splendeur), et historiques, convoquant aussi bien Pindare que Louis (…)

Muettes émergences, proses

1er novembre 2011

Muettes émergences, proses

D’après nature, titre longtemps maintenu à propos des proses réunies ici, pour la part essentielle qu’y tiennent les paysages, et pour son ambiguïté : au delà d’une relation simple, directe, immédiate avec ce qui nous entoure, l’expression notifie un passage par le détour de l’art, nécessitant « travail sur le motif ». En cause donc, tant les étendues dites des Grands Marais près de chez moi que, leur faisant écho, les pages de Sylvie par quoi nous devient si présent le Valois cher à Nerval ou, regardés d’un (…)

Poésie complète de George Oppen

1er novembre 2011

Poésie complète de George Oppen

Traduit de l’anglais par Yves di Manno
Né en 1908 dans l’Etat de New York, George Oppen passe une partie de sa jeunesse en Californie. A la fin des années 1920, il rencontre Charles Reznikoff et Louis Zukofsky, avec lesquels il fonde la confrérie secrète des « objectivistes », dans le sillage d’Ezra Pound et de William Carlos Williams. Avec Mary, la compagne de sa vie, il s’établit près de Toulon en 1930 : c’est en France que seront d’abord imprimés les livres de l’Objectivist Press, avant le retour à (…)

Haute Lice

1er janvier 2011

Haute Lice

Certains écrits surgissent, pareils aux rêves dans le sommeil.
Ils imposent leur présence, tout en se dérobant à l’interprétation.
L’auteur doit s’en accommoder, les ordonner tant bien que mal, tapisserie finale.
Des fables qu’une voix, inconnue, lui raconte.
Des scènes qui se jouent sur son écran privé.
Des silhouettes aperçues.
Tels sont les éléments qui composent Haute lice, que le temps, plus qu’elle-même, a fini par monter, et qui lui font cortège (…)

Les Yeux fermés

1er janvier 2011

Les Yeux fermés

On a parfois le sentiment, dans la vie quotidienne, d’être soudain à l’intérieur d’un film ; ou bien qu’un film s’est emparé de notre part la plus secrète et l’expose à nos yeux en même temps qu’aux yeux des autres, sur un écran, Ingmar Bergman, mieux que tout autre cinéaste, a mis en relation le cinéma avec sa « chambre crépusculaire ». C’est en sa compagnie, avec son aide, que j’établis des relations, « les yeux fermés », c’est-à-dire, avec les yeux du souvenir, entre le cinéma et la littérature qui comptent (…)

<i>L'âge de verre</i>

1er novembre 2010

L’âge de verre

Deuxième livre de l’auteur à paraître chez Corti - après Si Riche Heure en 2007 -, L’Âge de Verre retrouve le rythme de vers coupé qui est sa signature mais en alternance cette fois avec de brefs blocs de prose. L’auteur parcourt ainsi à sa façon l’histoire du verre et donc, surtout, celle de la fenêtre : tant l’invention de l’objet et ses conséquences sur le regard que nous portons sur le monde, que la représentation qui en est faite depuis la Renaissance. La peinture s’étant emparée de la fenêtre pour (…)

<i>Greffes</i>

1er octobre 2010

Greffes

"Dont ce. Dont la vitesse, les synchrones - ou
une autre sous elles, exclue d’elles. Dont scan-
dant au-devant - rétractée.
Greffes de ce qui n’entend pas.
Dont on est la répercussion."

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.