Jongleurs de mots

Auteur : Patrice Delbourg

Jongleurs de mots

On les qualifie de tordeurs de syntaxe, bricoleurs de langue, malaxeurs de métaphores ! Patrice Delbourg croque avec gourmandise 101 funambules du verbe, dont il évoque la vie et l’oeuvre. Pour chacun, il donne des exemples de bonheurs d’écriture. Cet escadron d’écrivains disparus, souvent issus de l’humour noir, est présenté (par ordre d’année de naissance) avec un brio qui ravira les amateurs d’une littérature décomplexée et jouissive.
Ils sont romanciers, poètes, chansonniers, chanteurs, hommes de thé’tre, scénaristes, pamphlétaires, humoristes… De François Villon à Coluche, de Rabelais à Pierre Desproges, d’Eugène Labiche à Georges Perec, de Courteline à Serge Gainsbourg, de Feydeau à Boby Lapointe, d’Erik Satie à Francis Blanche, de Guitry et Cocteau à Pierre Dac et Jean Tardieu, de Paul Léautaud et Alfred Jarry à Boris Vian et Cioran, Delbourg n’oublie personne, et surtout pas les génies méconnus tels Alphonse Karr, Georges Fourest, Raymond Roussel, Cami, Chaval, André Frédérique et consorts.

Paru le 1er septembre 2008

Éditeur : L’Archipel

Genre de la parution : Anthologie

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.