Jean-Pascal Dubost, Dame : Joachim Du Bellay, Amores

Editeur : éditions 1 : 1 - 14, rue Edgar Poe, 7519 Paris
Collection : anciens modernes
Maquette et illustration de couverture : Antoni Domènech

Disponible en librairie en février 2005 ou par commande auprès de l’éditeur au prix de 12 euros (frais de port inclus).
Publié avec le concours du Centre National du Livre
ANCIENS MODERNES - Une écriture d’aujourd’hui sur, contre, tout contre, une écriture ancienne (France, XVIe et XVIIe siècles). Riécriture, reprise (thèmes, ton,jormes, énergie, rythmes, figures ?), poursuite, achèvement, retouche, trahison, négation, ignorance ou encore annotations, commentaires. Une rencontre, un lien en tout cas, relié, ensemble côte à côte.
A la suite de Christian Prigent, Sabine Macher et Emmanuel Laugier, Jean-Pascal Dubost a accepté de se confronter, entre admiration, ironie et incongruités bienvenues, au texte quelque peu méconnu de Joachim Du Bellay : Amores.
Publié en latin en 1571 et seulement traduit en français en 1923, ce texte rapporte les amours adultères du poète pour une jeune romaine du nom de Faustine. Le récit des aléas amoureux de Du Bellay est surtout l’occasion de s’inscrire dans la prestigieuse tradition de la poésie lyrique latine et néo-Iatine : Catulle, Tibulle, Ovide, Properce mais aussi Pétrarque et encore Pontus de Tyard, Baïf ou autres Ronsard : « S’il y a ma place au milieu de ces poètes qui ont fait leurs preuves ». Amour (d’un corps) et amour (d’une langue) se confondent ainsi en une même entreprise.
Que peut une écriture contemporaine par rapport à un tel projet ?

Paru le 1er février 2005

Éditeur : 1 : 1 éditions

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Ludovic Janvier

Bientôt le soleil

« Je ne cherche pas l’essor, l’oubli, la grâce, je sais qu’ils me sont impossibles. Et d’ailleurs je ne le voudrais pas. L’ange me fait peur. Non, je cherche la présence et le poids, ou plus exactement la présence me cherche, le poids me trouve, le poids sur moi de la lumière comme un mur, la présence à plein regard de la mer qui fait masse ou du feuillage hanté par le ciel. De sorte que les jours de timidité, ou de trop fort vouloir, je reste pris dans la glu du moment, prisonnier du trop plein jusqu’à la nausée. Les jours de décision, j’allais dire de légèreté mais ne te vante pas, je vois sortir de moi une réponse, plus ou moins claire, plus ou moins simple, plus ou moins forte. Content ? Non, jamais content. Mais, quand même, content. »

Ludovic Janvier, Bientôt le soleil, Flohic Éditions, 1998.