Jean Marcenac

(1913-1984)
Après des études de philosophie, il s’inscrit au parti communiste et s’engage activement dans la résistance. Il publie ses premiers poèmes sous forme de tract et dans des journaux clandestins. Il est un proche d’Eluard et d’Aragon et traduit la poésie de Pablo Neruda. Sa poésie dite engagée défend les valeurs de la fraternité. Tourné vers l’avenir, la poésie est pour lui "constante espérance de la vérité à découvrir, production incessante du vrai et du sens."

Extrait

L’ESPOIR

Ce qui naîtra de nous est un sillage véritable
Les autres le suivront en sachant où il mène
Enfants perdus tombés aux combats d’éclaireurs
Nous n’avons nulle part à ce que nous créons
Saluons cependant la Victoire des hommes.

extrait de "C’était hier et c’est demain", éd. Seghers, 2004

Bibliographie

Le ciel des fusillés, Confluence, 1944
Le cavalier de coupe, Gallimard, 1945
Les Petits métiers, Les Editeurs français réunis, 1969
Le livre des blessures, Les Editeurs français réunis, 1971