Jean Malaquais

Jean Malaquais, de son vrai nom Wladimir Jan Pavel Malacki, naît le 11 avril 1908 à Varsovie.

Issu d’une famille juive en rupture avec les traditions, il part à 17 ans, après l’obtention de son baccalauréat, traverser l’Europe et l’Afrique. Durant ces longs voyages, il découvre et exerce différents métiers.

Lorsqu’il arrive en France, il fait la rencontre de Marc Chirik, opposé au stalinisme, avec qui il noue de forts liens d’amitié. À la fin des années 1920, il est embauché dans la mine de plomb et d’argent La Londe les Maures. Cette expérience lui servira de matière pour son premier roman Les Javanais qui paraîtra en 1939 aux Éditions Denoël. En 1935, il rencontre André Gide avec qui il entretiendra une correspondance jusqu’à la fin des années 1950. C’est à cette même période, incité par André Gide lui-même, que Jean Malaquais décide de se consacrer véritablement à la littérature. Il publie de nombreuses nouvelles puis entame, à partir de 1937, la rédaction de L’île de Java qui deviendra par la suite Les Javanais, roman pour lequel il obtiendra, face à Jean-Paul Sartre, le Prix Renaudot en 1939.

Pourtant apatride, Jean Malaquais, alors âgé de d’une trentaine d’années, est mobilisé durant la Seconde Guerre Mondiale. Il relatera cette période dans Journal de Guerre qui sera publié dès 1943 par les Éditions de la Maison Française à New-York.
C’est au cours de cette même année qu’il quitte la France pour rejoindre le Venezuela, le Mexique puis les États-Unis où il obtiendra la nationalité.

En 1947, il rédige et publie aux éditions Le Pré aux Clercs Planète sans visa qui relate la période d’occupation que connut la France.

À partir de 1960, année durant laquelle il rencontre celle qui deviendra sa femme, Elizabeth Deberdt, il délaisse progressivement le roman pour se consacrer à la philosophie, notamment celle de Kierkegaard.

Durant les dernières années de sa vie, Jean Malaquais se penche principalement sur la réécriture de ses romans. Il meurt le 22 décembre 1998, à Genève, à l’âge de 90 ans.

Bibliographie

Romans

  • Les Javanais, Éditions Denoël, 1939.
  • Planète sans visa, Le Pré aux Clercs, 1947.
  • Le Gaffeur, Buchet-Chastel, 1953.

Romans – Rééditions

  • Les Javanais, Éditions Phébus, 1998.
  • Planète sans visa, Éditions Phébus, 2009.
  • Le Gaffeur, Éditions Phébus, 2001.
  • Le Gaffeur, Éditions L’échappée, 2016.

Nouvelles

  • « Deux nouvelles de Jean Malaquais », in Les Œuvres nouvelles 2, Éditions de la Maison Française, 1943.
  • Coups de barre, Éditions de la Maison Française, New York, 1944.
  • Coups de barre, Le Cherche midi éditeur, 2008.

Théâtre

  • La Courte paille, pièce en 4 actes, Éditions Art et Comédie, 1999.

Correspondance

  • Correspondance (1935-1950) d’André Gide et Jean Malaquais, Éditions ditions Phébus, 2000.
  • Correspondance 1949-1986 de Norman Mailer et Jean Malaquais, traduction française de Hélène Ancel, Le Cherche midi éditeur, 2008.

Autres publications

  • Journal de guerre, Éditions de la Maison Française, New York, 1943.
  • Le Nommé Louis Aragon ou le patriote professionnel, Les Égaux, supplément à Masses, février 1947.
  • Søren Kierkegaard : Foi et Paradoxe, 10/18, 1971.
  • Le Nommé Louis Aragon ou le patriote professionnel, Éditions Syllepse, 1998.