Je t’aimerai toujours chantait mon amoureuse…

Jean-Claude Pirotte

je t’aimerai toujours chantait mon amoureuse
et le vent tournoyait autour des jupons clairs
et la mer se levait dans un grand souffle d’ailes
et les moulins soumis tendaient leurs toiles bleues
le ciel se déversait sur les toits éblouis
le polder était jaune et la mer était verte

elle allait répétant je t’aimerai toujours
le vent chassait le sable au cœur des rues désertes
et la mer arrachait les digues de la nuit
il n’y a que les morts qu’on peut aimer toujours

(i.m Georges Rodenbach)

Jean-Claude Pirotte

Poème
de l’instant

Eugenio de Andrade

Matière solaire

Eu amei esses lugares
onde o sol
secretamente se deixava acariciar.

Eugénio de Andrade, 1923-2005.