Je suis une grande artiste de Cécile Mainardi

Je suis une grande artiste de Cécile Mainardi

Ce livre relève le débat amoureux. Il embrasse littéralement le lecteur par amour de la langue et des langues, de la multiplicité des accents ou au contraire de leur absolue neutralité, de la sonorité improvisée des mots qu’il en ressort. L’auteur articule également un rêve, bouche posée sur le doublage filmé-monté de la potion fictionnelle. Pour finir, poussant jusqu’à l’absurde l’idée d’une "disparition élocutoire du poète", et suivant son programme de surprise croissante, Cécile Mainardi nous offre gracieusement un Supplément chantilly à disposer en nappage aéré avec le recul (zoom-arrière) d’une grande actriste réaliste. Vous allez adorer !!!

Extrait :

allez reprends une gorgée
de philtre express avec moi (dis-moi
enfin ton vrai nom de prononciation/et
appelle-moi par mon nom de réaction
le plus/vif et retourné/qu’on ne se rate
plus de part et d’autre de l’écran de baie
vitrée analogique/où luit la
dénomination du ciel/qu’on s’endorme
/s’informe
en un seul corps
- spooned -
à l’intérieur du caisson bio-entoptique

Paru le 1er janvier 2007

Éditeur : Cuisines de l’Immédiat/ Editions de l’attente

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.