Jacques Prévert une vie

Auteur : Jacques Prévert

Jacques Prévert une vie

Prévert embrasse la poésie - un engagement d’une fidélité absolue pour une pratique poétique qui ne connaît pas la frontière des genres et qui célèbre la vie. Raconter Jacques Prévert, c’est traverser une poésie parlée, chantée, écrite, filmée, imagée - une poésie de l’amitié.

Après avoir pratiqué l’école buissonnière, Prévert engrange auprès des surréalistes, de 1924 à 1930. C’est pour la troupe de théâtre le groupe Octobre, à partir de 1932, qu’il commence à écrire intensément.
Quant aux poèmes qu’il compose, ils sont offerts à ses proches, rarement édités dans des revues, jusqu’à ce que René Bertelé les publie : "Paroles" (1946) bien sûr, mais aussi "Histoires" (1946), "Spectacles" (1951), "La Pluie et le beau Temps" (1955), "Choses et autres" (1972) …
Ses textes sont parfois mis et en musiques et interprétés : Gréco, Kosma, Montand… Prévert marque aussi le cinéma de son empreinte ; ses scénarios sont réalisés par Carné, Grémillon, Grimault, Renoir et son frère Pierre.
Théâtre, poésie, cinéma… et images fixes ! Prévert confectionne des ouvrages avec les peintres (Picasso, Miro…), les photographes (Doisneau, Savitry…) et les illustrateurs (Duhême, Henriquez…)
Et le feu d’artifice se poursuit avec les éphémérides et les collages !

Cette biographie vous emporte dans tous les univers créatifs et amicaux d’un homme qui a su bousculer l’ordre établi avec une lucidité cruelle et sensible. (Re) découvrons-le !

Carole Aurouet est maître de conférences habilitée à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée. Spécialiste de littérature du XXe et du cinéma, elle est l’auteur, entre autres, de nombreux ouvrages sur Jacques Prévert et son oeuvre.

Paru le 1er mars 2017

Éditeur : Jean-Michel Place

Genre de la parution : Essai

Poème
de l’instant

Jacques Ancet

La dernière phrase

Il n’y a ni drame ni déchirure.
On dirait dans le jour un infime
vertige. Rien ne change mais tout
vacille. ce qu’on voit, on le voit
comme s’il venait de s’absenter
et que chaque objet portait encore
une trace de ce qui s’éloigne.
Un peu de chaleur avant le froid.
Une attente qui n’attend plus rien.

Jacques Ancet, La dernière phrase, Frontispice de Paul Hickin, Éditions Lettres vives, 2004.