Jacques André éditeur

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La connivence du marchand de couleurs

1er mars 2016

La connivence du marchand de couleurs

Comment accéder au monde ?
Comment accéder au monde sans se frayer un chemin de terre et de ciel, y persévérer malgré les embûches dans l’espoir de haltes généreuses, de lumineux points de vue ? Cette aventure n’est pas réservée au pèlerin ou au poète, elle n’est pas non plus l’apanage du peintre, mais ne pourrait être poursuivie sans la connivence du marchand de couleurs.

Les toits du coeur

1er juin 2015

Les toits du coeur

"Qui vous a lue ?
Qui vous a vue ?
Personne
ou presque.
On vous croise ici sans cesse, il est vrai. Mais en tant que monument. Silhouette un peu triste.
Un brin figée…."

A la recherche du roi

1er décembre 2014

A la recherche du roi

" Le poème n’est que l’enregistrement très fidèle de nos erreurs successives ". L’auteur en est fermement convaincu. Par conséquent il reprend sans cesse son poème, et parfois, souvent au moment même où la nuit menace de régner sans partage, parvient à s’évader de l’enfer du recommencement à perpétuité. Une page soudain, ou plutôt un visage qu’elle éclaire, se laisse " traverser comme une vie plus directe et s’éclaire de ce qui reste en lui tendrement obscur, profitant du trouble qu’il éveille en notre mémoire (…)

Vêtue de vent

1er mars 2014

Vêtue de vent

Vêtue de vent
L’horizon agrandit le désir d’être, le Temps déploie ses paysages,
immensité jalonnée de mirages où se lisent nos incessantes métamorphoses.

Tout ton cinéma de Patrick Argenté

1er janvier 2014

Tout ton cinéma de Patrick Argenté

Qu’y a-t-il de commun entre la poésie et le cinéma ? Assurément de nous donner des images à voir, accompagnées d’une proche et lointaine bande son où se mêlent intimement la musique et les mots, la musique des mots. La comparaison sans doute s’arrête là et c’est bien ainsi.
Patrick Argenté fait donc son cinéma, cinéma subjectif certes mais où la réalité s’entête à être présente, des images où attendent des SDF, des amoureux, des enfants, des vieillards et des chats, un monde parfois secoué au passage des (…)

Fractions d'infinis d'Yve Bressande

1er décembre 2012

Fractions d’infinis d’Yve Bressande

1999 / 2012 Fractions d’infinis – Exil / Exils. Ce poème résulte d’un parcours d’écriture qui se déroule sur deux siècles, deux millénaires, et trouve aujourd’hui un premier aboutissement. C’est un exil dans les mots, un voyage, une errance, par définition inachevée, inachevable, presque inavouable. Matériau composite, ce poème est le fruit d’une longue sédimentation et d’un « don » de mots.
Si je vous dit exil, donnez-moi trois mots. Ces mots ont trouvé leur place en forme de balises, d’étoiles, de boussoles (…)

Mourir d'aller

1er septembre 2012

Mourir d’aller

"Je suis un collectionneur.
Un fou du temps.
Il n’y a que les instants, les beaux instants qui
m’intéressent. Ils me fascinent.
Ils sont si précieux,
si rares.
On y voit le monde.
On y voit le ciel.

Côté fenêtre de Patrick Argenté

1er février 2012

Côté fenêtre de Patrick Argenté

Vous êtes prêts à traverser la Russie, dans un voyage à rebours, de Vladivostok à Saint-Pétersbourg.
Qu’emportez-vous dans vos bagages ? Blaise Cendrars bien sûr, la petite Jeanne et quelques autres qui vous sont chers.
Vous les croisez vivants, au bord de la voix ferrée, côté fenêtre, parmi les vivants et les morts.
Vivants ! Le train est long, vif et ardent comme la vie…

Haute plage

1er juin 2011

Haute plage

"Sur la haute plage, entre roc et sable, comblés des dons de la terre et de la mer, les mots du large et de l’arrière-pays se rejoignent, heureux, face à l’horizon. La tempête parfois les meurtrit, les en éloigne, mais toute éclaircie les rappelle."

Escales de Gérard Gâcon

1er juin 2011

Escales de Gérard Gâcon

Si l’on oublie de prononcer mentalement, en articulant et en chantant, les vers de Gérard Gâcon au moment où on les lit, on risque de passer à côté, et de ne pas remarquer cette sensibilité qui frémit toute entière sous la peau du poème. La musique verbale, faite de vagues et de creux sonores, de pleins et déliés auditifs, vient peut-être de la scansion de la poésie anglaise, que le poète enseigna de longues années, et qui, imprégné de la musique élastique et bondissante de la langue shakespearienne, la (…)

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.