J’aimais cet homme qui chantait le fleuve de Fatoumata Keïta et Michel Calzat

Auteur : Fatoumata Keïta

J'aimais cet homme qui chantait le fleuve de Fatoumata Keïta et Michel Calzat

Carnet de voyage poétique, J’aimais cet homme qui chantait le fleuve mêle les poèmes de l’auteure malienne Fatoumata Keïta aux photographies des bords du fleuve Djolibà à Ségou et chez les Bozos du village de Géinide, prises par Michel Calzat entre 2012 et 2016, guidé par son ami Mamadou Kélépély.

Lauréate du prix Massa Makan Diabaté 2015 de la Rentrée littéraire du Mali et du 2e prix du meilleur roman de l’Afrique de l’Ouest, Fatoumata Keïta est une des voix contemporaines de la littérature africaine. Diplômée en socio-anthropologie et en socio-économie du développement, elle pose un regard tendre, franc et moderne sur son pays, le Mali.
« Je me souviens d’un rêveur qui chantait le fleuve. Il disait que le fleuve est source de bonheur. De bonheur mais aussi d’espoir inouï » − Fatoumata Keïta

Les photographies de Michel Calzat offrent une vision apaisée, sereine, du fleuve Niger et de ses populations, les Bozos, que le photographe nous invite à découvrir.
Saison des pluies, saison sèche, Michel Calzat joue avec l’harmonie des couleurs, les paysages linéaires du fleuve et les ambiances feutrées de Ségou. C’est une invitation à la découverte d’un Mali authentique, inspirée des écrits d’Amadou Hampâthé Bà et de Moussa Konaté ; c’est dans cet esprit qu’il a souhaité provoquer un écho poétique avec l’auteure Malienne Fatoumata Keïta.

J’aimais cet homme qui chantait le fleuve est une ode au fleuve Niger, aux Maliens, et à la vie.
Un texte de Thierry Renard, poète et éditeur, referme ce livre.

Ce livre fait suite à la parution, en 2012, de l’ouvrage collectif Les poussières du vent se lèvent tôt rassemblant les textes de Joël Bastard, de Thierry Renard et les photographies de Michel Calzat.

Paru le 1er novembre 2016

Éditeur : La Passe du Vent

Genre de la parution : Livre d’artiste

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.