J’ai embrassé l’aube d’été : sur les pas d’Arthur Rimbaud

COLLECTIF
"J’ai embrassé l’aube d’été ", sur les pas d’Arthur Rimbaud. Anthologie réunissant les textes de : Jacques Ancet, Daniel Biga, Jean Charlebois, Bernard Giusti, Michael Glück, Stéphane Juranics, Jean L’Anselme, Martin Laquet, Geneviève Letarte, Samira Negrouche, Jean-Michel Platier, Dimitri Porcu, Marc Porcu, Thierry Renard, Magali Turquin, André Velter, Joël Vernet, Matthias Vincenot

20 octobre 1854. Naissance à Charleville, dans les Ardennes, de Jean Nicolas Arthur Rimbaud. En hommage à celui qui, en si peu d’années, allait devenir l’adolescent sublime, mi-ange mi-démon, "l’homme aux semelles de vent", le "passant considérable", dix-huit auteurs francophones, d’ici et d’ailleurs, ont fait acte de littérature - prose ou poème. Les uns partent du vers inoubliable puisé dans les Illuminations ("J’ai embrassé l’aube d’été"), les autres d’une proposition plus abrupte et, surtout, plus quotidienne : "Rimbaud m’a dit". Une chose est sûre : un siècle et demi après sa naissance, Arthur Rimbaud demeure pour les poètes d’aujourd’hui l’enchanteur qui réinventa l’amour et voulut "changer la vie". Celui, en un mot, par qui tout a véritablement commencé.

Paru le 1er mai 2004

Éditeur : La Passe du Vent

Genre de la parution : Anthologie

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.