Infini Terminus de Maxime Lavisky

Infini Terminus de Maxime Lavisky

Le chasseur de mots sait où le lièvre gîte, mais l’a-t-il jamais vu ? Et quelle enfance est tue (tuée ?) avec le mot "lièvre" qui remplace l’animal ? Elle n’en finit pourtant pas de disparaître et de persister dans une vie d’adulte qui désespère de n’être jamais plus cette enfance. Dans la vie du poème ? "La mobilité des mots" (rythme et "souffle qui continue" même avec ses "silences blancs") "va son chemin".
Les poèmes de Maxime Lavisky sont sans illusion : il n’y aura pas de lendemain qui chante, mais les mots chantent maintenant. Et s’ils ne chantent pas "juste" "rien ne meurt" pour autant : les poèmes sont des mots vivants où sans doute gîte un lièvre ; le voyez-vous pas ?
JAMES SACRE

Paru le 1er mars 2016

Éditeur : Tarabuste

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Tchernobyl, récits

J’ai ramassé, dans les environs du réacteur, une pierre que j’ai longtemps eue posée sur la bibliothèque, je la regardais, parfois aussi je la prenais dans mes mains. Un ami qui passait chez moi et a appris d’où elle venait l’a jetée par la fenêtre.

Ingrid Storholmen, Tchernobyl, récits,Traduit du norvégien par Aude Pasquier, Éditions LansKine, 2019.