Guillaume Apollinaire par Christian Olivier

Guillaume Apollinaire par Christian Olivier

" Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie
Ta vie que tu bois comme une eau de vie "
Le motif de l’alcool établit un parallélisme entre vie et poésie qui en lui se confondent en une même intensité ou brûlure. Au dépressif enivrement des buveurs d’absinthe et des fumeurs d’opium se substitue l’idée d’une euphorique ivresse collective. L’alcool d’Apollinaire n’est
plus le baudelairien " vin du solitaire ". Il rend plutôt possible une espèce d’ébriété cosmique, une inflammation lyrique, la saoulerie des " chants d’universelle ivrognerie. "
GUILLAUME APOLLINAIRE

Paru le 1er mai 2014

Éditeur : Thélème

Genre de la parution : CD

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.