Gérard de Nerval par Gérard Cogez

Gérard de Nerval par Gérard Cogez

Folio Biographies

"Le rêve est une seconde vie. Je n’ai pu percer sans frémir ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible"

Souffrant du divorce entre le sentiment et la raison, Gérard de Nerval (1808-1855) affirme avant nul autre que c’est la poésie qui change la vie et non l’inverse. Voyageant dans les livres et dans les villes, c’est lorsqu’il est prisonnier des songes qu’il est véritablement lui-même. Parce qu’il considère sa vie comme un mythe, il défend la liberté d’en disposer à sa guise et choisit le chemin « mystérieux, qui va vers l’intérieur ». Observateur éveillé de la vie onirique, il est celui qui, tout en vivant les risques de sa folie, sait en faire la matière d’une œuvre littéraire. Après de nombreux séjours en maisons de santé, et un dernier dîner dans un cabaret des Halles, alors que Paris est sous la neige, il se pend, à l’aube du 26 janvier 1855, rue de la Vieille-Lanterne.

Paru le 1er juin 2010

Éditeur : Gallimard

Genre de la parution : Biographie

Poème
de l’instant

Christian Morgenstern

« Nouvelles créatures proposées à la nature »

« Nouvelles créatures proposées à la nature »

L’oiseau-bœuf
Le dromadaire palmé
Le lion luisant
La roucouleuvre
Le hibou de manchon
Le cachalair
La punaise tentaculaire
Le taureau à sonnette
Le bœuf-paon
Le renard-garou
Le gentignol
Le pinson-scie
Le carlin d’eau douce
Le rat de vin
L’engouletempête
Le ver de ciel
Le chameau-épic
Le rhinocétalon
L’œillet-dinde de Noël
L’hommefeuille

Christian Morgenstern, Les chansons du Gibet, Die Galdenlieder, traduit de l’allemand par Jacques Busse, Les Cahiers Obsidiane, 1982.