Gauguin, le dandy sauvage

Auteur : Olivier Apert

Paul Gauguin, avec Cézanne, s’avance comme le maître de l’art moderne, l’inventeur du droit de « tout oser » en peinture, le créateur d’une beauté nouvelle. Mais Gauguin ne s’avance pas seulement vers nous en tant que peintre : c’est aussi un écrivain – et des plus passionnants. Le cœur même de ce livre le présente sous cet aspect inédit – l’artiste Gauguin éclairé, explicité par Gauguin l’écrivain. Sa correspondance, ses articles, ses livres, du plus connu (Noa Noa) aux moins fréquentés (Racontars de rapin, Avant Après), exposent avec cohérence la pensée picturale de l’artiste.
Enfin, parcourant la vie aventurière de Gauguin, Olivier Apert éclaire les facettes de l’homme, du matelot à l’agent de change, du barbare raffiné à l’indigent subversif, en présentant les grandes étapes de l’œuvre et les rencontres décisives (Emile Bernard, Van Gogh…), sources de conflits, de drames, de combats et de création.

Olivier Apert est poète, essayiste, dramaturge, librettiste et traducteur. Membre du comité de la revue Po&sie. Il a publié plusieurs essais et livres de poèmes. Ses œuvres de théâtre et d’opéra ont été portées à la scène et il a co-écrit des pièces chorégraphiques.

Paru le 1er juin 2012

Éditeur : Infolio

Genre de la parution : Essai

Poème
de l’instant

Ludovic Janvier

Bientôt le soleil

« Je ne cherche pas l’essor, l’oubli, la grâce, je sais qu’ils me sont impossibles. Et d’ailleurs je ne le voudrais pas. L’ange me fait peur. Non, je cherche la présence et le poids, ou plus exactement la présence me cherche, le poids me trouve, le poids sur moi de la lumière comme un mur, la présence à plein regard de la mer qui fait masse ou du feuillage hanté par le ciel. De sorte que les jours de timidité, ou de trop fort vouloir, je reste pris dans la glu du moment, prisonnier du trop plein jusqu’à la nausée. Les jours de décision, j’allais dire de légèreté mais ne te vante pas, je vois sortir de moi une réponse, plus ou moins claire, plus ou moins simple, plus ou moins forte. Content ? Non, jamais content. Mais, quand même, content. »

Ludovic Janvier, Bientôt le soleil, Flohic Éditions, 1998.