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Sujet, monde et langage dans la poésie moderne

24 octobre 2018

Sujet, monde et langage dans la poésie moderne

Cet ouvrage réunit une quinzaine d’études qui revisitent quelques grandes œuvres représentatives d’une modernité poétique placée sous le signe de l’altérité. De Baudelaire à Ponge, il fait une place égale aux trois composantes essentielles de toute poésie : sujet, monde et langage.
texte de l’éditeur

Œuvres complètes Tome 1

27 septembre 2011

Œuvres complètes Tome 1

« Ce qui fleurit en France en fait de poètes est sous l’influence de Heine et de Baudelaire, à l’exception peut-être de Leconte de Lisle », dit Nietzsche. Les Poèmes antiques imposent la conception d’une poésie critique et savante qui s’étudie elle-même dans tous les âges qu’elle a connus, depuis les épopées d’Homère et des Védas. Chez Leconte de Lisle, la poésie est une pensée de l’Histoire, dont le pessimisme vient écumer jusque dans les vers que la vie moderne (…)

Dante Alighieri Vie nouvelle

1er mai 2011

Dante Alighieri Vie nouvelle

Présentation et commentaires de Jean-Charles Vegliante d’après l’édition
critique de Guglielmo Gorni.
Version française de Jean-Charles Vegliante, avec Marina Marietti et
Cristiana Tullio Altan.
La Vie nouvelle, premier grand texte lyrique en langue vulgaire, marque la naissance – en prose et en vers – de l’auto-biographisme. Le jeune Alighieri, à partir du « livre » de sa mémoire, y ordonne, selon une structure tripartite restituée par l’édition Gorni (annonçant l’architecture de La (…)

Poème
de l’instant

Charles Baudelaire

Petits poèmes en prose

Votre œil se fixe sur un arbre harmonieux courbé par le vent ; dans quelques secondes, ce qui ne serait dans le cerveau d’un poëte qu’une comparaison fort naturelle deviendra dans le vôtre une réalité. Vous prêtez d’abord à l’arbre vos passions, votre désir ou votre mélancolie ; ses gémissements et ses oscillations deviennent les vôtres, et bientôt vous êtes l’arbre. De même, l’oiseau qui plane au fond de l’azur représente d’abord l’immortelle envie de planer au-dessus des choses humaines ; mais déjà vous êtes l’oiseau lui-même.

Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose, « Le Théâtre de Séraphin », 1868.