Gare Mandelstam d’Henri Abril

Gare Mandelstam d'Henri Abril

Comment survivre aux empires ? Le dieu dévié, [’ange qu’on décapite. La moelle intacte de [’utopie.
Poète espagnol d’expression française, Henri Abril a fait des études de slavistique à Moscou, où il vit depuis de nombreuses années. Il a publié en français Syllabaire / si l’aube et en russe un livre de poèmes directement écrits dans cette langue. On lui doit les traductions de nombreux poètes russes, de Pouchkine à Ivan Jdanov en passant par Serge Essénine, en particulier de l’œuvre poétique complète d’Ossip Mandelstam.
C’est en marge de ce travail de longue haleine que sont nées
la plupart des poésies du présent recueil, marquées dans leur forme même par la « métamorphose traduisante », pour reprendre une formule de Pasternak. Quelques-uns de ces poèmes ont paru dans les revues Autre Sud, Voix d’encre et Le Mâche-Laurier, certains ont été traduits en russe et en espagnol.

Paru le 1er mars 2005

Éditeur : Circé

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Emmanuel Flory

Sur le ton exact du désir

À l’idée d’atteindre la fin
d’une ligne
il prétend que des vertiges
lui viennent

un baiser qui se dérobe
une robe impossible à déboutonner

Selon lui,
c’est dans la marge
que les poèmes s’écrivent le mieux

Emmanuel Flory, Sur le ton exact du désir, Éditions Rougerie, 2008.