Gallimard

Editions de Poésie (collection Blanche, La Pleïade, L’arbalète, Folio…)
Poésie étrangère
Poésie contemporaine (collection Poésie/Gallimard)
Poésie pour la jeunesse (Gallimard jeunesse, "enfance en poésie)
Poésie classique…

Collection Poésie/ Gallimard
« Poésie/Gallimard » est une collection au format poche de recueils poétiques français ou traduits. Chaque volume rassemble des textes déjà parus en édition courante — tantôt du catalogue Gallimard, tantôt du fonds d’autres éditeurs —, souvent enrichis d’une préface et d’un dossier documentaire inédits.

LES 61 AUTEURS PUBLIÉS EN « POÉSIE/GALLIMARD » DE LEUR VIVANT (HORS ANTHOLOGIES)
Adonis — Andrade — Aragon — Bobin — Bonnefoy — Borges — Bosquet — Boulanger — Butor — Caillois — Césaire — Char — Darwich — Deguy — Du Bouchet — Dupin — Follain — Fombeure — Frénaud — Gaspar — Glissant — Goffette — Grosjean — Guillevic — Holappa — Jabès — Jaccottet — Jouve — Júdice — La Tour du Pin — Leiris — Luca — Macé — Mallet — Morand — Neruda — Noël — Novarina — Oster — Paz — Pichette — Pieyre de Mandiargues — Ponge — Queneau — Ramos Rosa — Réda — Roche — Roubaud — C. Roy — Sabatier — Saint-John Perse — Schehadé — Soupault — Stéfan — Tardieu — H. Thomas — Torreilles — Valente — Velter — Verheggen — Yourcenar

et 13 éditions bilingues

Nombre de parutions par an : 15

Contact

3 - 5 rue Sébastien Bottin

75007

Paris

Souvenirs de la maison du temps

1er juin 2017

Souvenirs de la maison du temps

Tout s’est passé là-bas à hauteur d’arbres
Les années fuyaient en tous sens
Le temps nous avait oubliés.
Il aurait suffi d’un seul regard
Et le mot à mot du crépuscule
Aurait tinté à nos oreilles.
Nous aurions eu l’âme pleine d’oiseaux sauvages
Et de falaises
De villages de sentiers.
Il y a tant de choses que nous ne savions pas
Il aurait suffi d’écouter en soi
Le dialogue de l’aube et des voix.
Et cette musique des appels nocturnes
Le parler des feuillages des cuivres et des automnes
Nous (…)

Ce léger rien des choses qui ont ont fui

1er juin 2017

Ce léger rien des choses qui ont ont fui

« Je suis revenu sur cette place sans plus savoir quelle rue
Prendre quelle rue rendre à la bourse des souvenirs vous
Aviez quoi là une barque un vélo des roses je ne sais plus
Aidez-moi à marcher dans ces rues basses j’ai la mémoire
Lavée je cherche des seins tendres une douceur framboise
Peut-être la beauté. »

Ma petite poésie ne connaît pas la crise

1er mai 2017

Ma petite poésie ne connaît pas la crise

"Oui ! Arrachons sans délai la poésie des mains
de ceux qui voudraient l’édulcorer davantage encore !
Délivrons-la de leur sirop !
Débarassons-la de leur moiteur bêlante !
Eradiquons-la de leurs mièvreries consternantes !
Redonnons-lui de la voix protestataire !
Redonnons-lui du peps !
De la musique de mots urticants !
Du texte de siouxsie énervé !
Du riff huileux de sax virulent !
De l’impro dantesque et carnassier !
De l’afro-beat écrit à l’encre de sépia !
De la gratte tribale
et du (…)

D'un univers funambule

1er avril 2017

D’un univers funambule

"À l’orient du cœur -
tu recueilles
les derniers signaux d’un univers
Soudaine éclosion
dans l’imprévisible -
un éclat sans trêve
Ardeur ardeur -
la vie ne te glisse plus
entre les doigts
Porté par le courant
jusqu’à l’aube -
retiens ton souffle"

J'aurais un royaume en bois flottés

2 mars 2017

J’aurais un royaume en bois flottés

Nimrod est un écrivain, essayiste, poète d’origine tchadienne, dont le nom même est une épure : de Nimrod Bena Djangrang ne subsiste, sur la couverture de ses livres, qu’un prénom aux consonances bibliques. Celui que lui a donné son père, pasteur luthérien du pays de Kim, sur les rives du fleuve Logone. L’œuvre poétique et romanesque de Nimrod évoque la guerre et ses avatars, mais ne la montre que fort peu. Il s’en est expliqué : « J’ai toujours mal toléré le catalogue d’horreurs que certains romanciers (…)

Furigraphie

2 mars 2017

Furigraphie

Peintre et poète du désert, Hawad est amajagh, c’est-à-dire touareg pour les étrangers. Né en 1950 dans l’Aïr, massif montagneux du Sahara central, il appartient à la confédération des Ikazkazen dont le vaste territoire est aujourd’hui engoncé entre les bornes du Niger qui le séparent de ses ports d’attache touaregs en Libye et en Algérie au nord, au Mali et au Burkina Faso à l’ouest. Enfant, il reçoit une éducation nomade qui l’initie à la mobilité non seulement spatiale mais également sociale, culturelle (…)

<i>La vraie gloire est ici</i>

16 février 2017

La vraie gloire est ici

Avec ce livre, au titre qui a tout d’un énoncé manifeste, François Cheng ose de déroutants alliages : l’âpreté et la joie, le silence et la lucidité, la mort et les nuages, les oiseaux et les larmes, l’émoi et les étoiles… C’est qu’à force d’avoir mordu la poussière d’ici-bas les mots n’en finissent plus de renaître. Des âmes errantes ou du phénix, on ne sait qui mène la danse. Mais il suffit de la splendeur d’un soir pour que l’univers entier résonne soudain. Il suffit de la sincérité d’un seul cœur brisé pour (…)

Feu nomade et autres poèmes de Gérard Chaliand

1er novembre 2016

Feu nomade et autres poèmes de Gérard Chaliand

Préface de Claude Burgelin
Collection Poésie/Gallimard (n° 520), Gallimard
Parution : 14-11-2016
« Rien que la terre. Toute la terre. Gérard Chaliand est un nomade. Cavalier rapide plutôt que pressé, sans fin il parcourt la steppe ou la savane, la forêt ou le fjord, le cap Vert ou la Terre de Feu, New York ou Bamako, Kaboul ou Buenos Aires. Passion des lieux, des paysages, des villes – de leur beauté et leur diversité.
Pourtant, c’est la passion pour la guerre qui l’aura fait le plus souvent (…)

Chants du désespéré 1914-1920 de Charles Vildrac

1er novembre 2016

Chants du désespéré 1914-1920 de Charles Vildrac

Né Charles Messager le 22 novembre 1882 à Paris, il choisit le patronyme de Vildrac par référence à un personnage de Walter Scott, Wildrake. Fondateur en 1905, avec Georges Duhamel, du groupe de l’Abbaye de Créteil, une communauté de jeunes artistes réunis par un engagement humaniste et par une passion pour la poésie, il se révèle là comme un pédagogue de tendance libertaire. Mais c’est comme dramaturge qu’il accède à la notoriété dans les années 20. Sa pièce Le Paquebot Tenacity connaît notamment un grand (…)

Le chant des morts Pierre Reverdy/ Pablo Picasso

1er novembre 2016

Le chant des morts Pierre Reverdy/ Pablo Picasso

Publié en 1948, avec 125 lithographies de Pablo Picasso, Le Chant des morts, qui devait ensuite prendre place dans Main d’œuvre, est l’un des ensembles poétiques majeurs de Pierre Reverdy et l’un des plus singuliers puisqu’en résonance directe avec les années d’occupation, les déportations et l’ignominie des camps d’extermination. Jamais Reverdy n’avait ainsi retranscrit, dans sa langue unique, sa « magie verbale » disait André Breton, une suite aussi repérable d’événements historiques. C’est comme si la (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.