Gallimard

Editions de Poésie (collection Blanche, La Pleïade, L’arbalète, Folio…)
Poésie étrangère
Poésie contemporaine (collection Poésie/Gallimard)
Poésie pour la jeunesse (Gallimard jeunesse, "enfance en poésie)
Poésie classique…

Collection Poésie/ Gallimard
« Poésie/Gallimard » est une collection au format poche de recueils poétiques français ou traduits. Chaque volume rassemble des textes déjà parus en édition courante — tantôt du catalogue Gallimard, tantôt du fonds d’autres éditeurs —, souvent enrichis d’une préface et d’un dossier documentaire inédits.

LES 61 AUTEURS PUBLIÉS EN « POÉSIE/GALLIMARD » DE LEUR VIVANT (HORS ANTHOLOGIES)
Adonis — Andrade — Aragon — Bobin — Bonnefoy — Borges — Bosquet — Boulanger — Butor — Caillois — Césaire — Char — Darwich — Deguy — Du Bouchet — Dupin — Follain — Fombeure — Frénaud — Gaspar — Glissant — Goffette — Grosjean — Guillevic — Holappa — Jabès — Jaccottet — Jouve — Júdice — La Tour du Pin — Leiris — Luca — Macé — Mallet — Morand — Neruda — Noël — Novarina — Oster — Paz — Pichette — Pieyre de Mandiargues — Ponge — Queneau — Ramos Rosa — Réda — Roche — Roubaud — C. Roy — Sabatier — Saint-John Perse — Schehadé — Soupault — Stéfan — Tardieu — H. Thomas — Torreilles — Valente — Velter — Verheggen — Yourcenar

et 13 éditions bilingues

Nombre de parutions par an : 15

Contact

3 - 5 rue Sébastien Bottin

75007

Paris

Les poètes du Nord

25 avril 2019

Les poètes du Nord

Édition établie, présentée et annotée par Patrice Locmant
Le 29 mars 1894, deux ans avant sa mort, Verlaine donnait au café Le Procope à Paris une conférence intitulée Les poètes du Nord. Il y évoquait quelques « nordistes » de renom comme Marceline Desbordes-Valmore et Sainte-Beuve, annonçait la naissance d’un mouvement de contestation de la centralisation parisienne et incitait le public à redécouvrir les œuvres et traditions culturelles des provinces et régions françaises.
Longtemps considérée comme (…)

Le corsaire

25 avril 2019

Le corsaire

Édition et traduction de l’anglais par Jean Pavans
Édition bilingue
Cette édition éclaire d’un jour nouveau la poésie de Lord Byron (1788-1824), et plus particulièrement son rapport à l’Orient. Elle rassemble quatre œuvres en vers (trois poèmes narratifs : Le Corsaire, Le Giaour, Mazeppa ; et une ode : Oraison vénitienne).
L’aspect novateur du projet consiste à proposer une traduction neuve qui ne privilégie pas le respect contraignant de la métrique aux dépens du rythme et du sens. La forme est donc (…)

 « La Grande Gaîté » suivi de « Tout ne finit pas par des chansons »

25 avril 2019

« La Grande Gaîté » suivi de « Tout ne finit pas par des chansons »

Préface de Marie-Thérèse Eychart.
La publication de La Grande Gaîté dans notre collection est assurément un événement. Ce recueil d’Aragon initialement paru chez Gallimard en 1929, illustré par Yves Tanguy, n’avait jamais été republié séparément, seulement repris en 1974 dans l’Œuvre poétique complet publié au Livre Club Diderot, puis dans la Pléiade en 2007. Ce livre certainement surprendra, choquera même sans doute les lecteurs du Roman inachevé ou du Fou d’Elsa. Écrits en 1927 et 1928, par, ne l’oublions (…)

L'autre vie

18 avril 2019

L’autre vie

Ce recueil de poèmes en prose est fait de petits riens de la vie : fragments de lettres, souvenirs, moments de grâce, bribes de conversation, impressions de voyages, cartes postales, prières, pensées ; ils composent une manière de journal poétique de haute tenue, où l’on « surprend » de-ci, de-là, entre « apparitions » et « disparitions », des appels, des images et des échos, non seulement du septième ciel, mais de cette « autre vie » que le paradis promis ou l’au-delà spirituel figurent. Cest simplement (…)

 Correspondance (1854-1898)

28 mars 2019

Correspondance (1854-1898)

Édition de Bertrand Marchal. Édition publiée sous la direction de Jean-Yves Tadié. Nouvelle édition augmentée en un volume
Le monde est fait pour aboutir à un beau livre, parfois à un beau vers : « nuit, désespoir et pierreries », « solitude, récif, étoile ». Pour cela, il fallait reprendre à la musique son bien, suggérer, voilà le rêve. Toute la poésie d’une vie est enfermée en un court volume. Les poèmes, denses jusqu’à l’hermétisme, que l’on sait maintenant décrypter, enferment le sens du monde, ou plutôt le (…)

Le souci de la terre

21 mars 2019

Le souci de la terre

Traduction nouvelle des Géorgiques Traduction du latin par Frédéric Boyer Précédé de Faire Virgile par Frédéric Boyer
À quoi peut bien nous servir de nos jours un tel ouvrage, rédigé dans la campagne italienne il y a plus de deux mille ans ? Virgile annonce son projet dès l’ouverture de son œuvre : traiter des techniques et des arts de la res rustica, la matière agricole : travaux des champs, culture de la vigne, élevage et apiculture. Retraduire aujourd’hui ce poème, c’était découvrir combien ce texte (…)

Complainte du mangeur solitaire

14 mars 2019

Complainte du mangeur solitaire

Les tercets qui composent la Complainte lui donnent un rythme brutal et cadencé, préservant la sincérité de la voix. Le discours du mangeur, haletant et nerveux, fait écho à l’atmosphère urbaine chaotique, mais est aussi tissé d’habitudes et de résignation. Ce héros donquichottesque ne cherche ni à séduire ni à convaincre, simplement à dire ce qu’il a sur le cœur. C’est par ce chant intime qu’un homme sans auditoire accède à sa libération. Un chant qui parle aussi pour les mangeurs, vous, nous, et qui devient (…)

Presque un chant

14 mars 2019

Presque un chant

Traduction de l’allemand par Jean-Yves Masson et Fedora Wesseler
Dès son premier recueil, Zone grise le matin (1988), Durs Grünbein s’est imposé par l’inventivité de son lexique, par sa virtuosité et par son ironie. Poète de la fin des utopies dans les derniers temps du régime communiste en Allemagne de l’Est, il a su exprimer la stupéfaction causée par la chute du Mur, et en souligner les enjeux. Certains poèmes de son deuxième recueil, Leçon crânienne (1991), et notamment les « Sept télégrammes » (…)

Seconde innocence

14 mars 2019

Seconde innocence

Notre monde parfois paraît irrespirable et nous craignons pour nos enfants et ceux qui viendront après nous. C’est à partir et autour de ce constat que l’auteur a composé les poèmes de ce recueil. Quel que soit le point de vue où il se place – passé, présent, soi, l’autre, Dieu, l’Allemagne de son enfance, la ville, la campagne, etc. –, le poète retrouve toujours un même sentiment, léger, mais persistant, d’incomplétude du monde. Quelque chose « manque » qui empêche la révélation, l’évidence des relations (…)

« Défends-toi, Beauté violente ! »

7 mars 2019

« Défends-toi, Beauté violente ! »

Jean-Paul Michel, né en 1948 en Corrèze, est certes connu comme le fondateur des Éditions William Blake & Co qu’il anime à Bordeaux, ville où il réside, mais il est de façon incontestée une des voix les plus singulières de la poésie contemporaine. Dans le sillage d’Hölderlin qu’il a beaucoup commenté, il manifeste une foi sans compromis dans la puissance de surrection et de révélation de la poésie, la tenant pour le fondement même du langage, inventant depuis des décennies dans une cohérence formelle (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.