Fort Mardyck

Pierre Dhainaut

Dehors, des rocades, des usines,
rien que le bruit et la fumée
que l’on impose aux vents.

Ici, c’est une main qui s’ouvre,
qui ne veut pas se refermer
au gré des rues devenues des chemins.

Sans orgueil, les maisons,
les pêcheurs y seraient toujours chez eux,
C’était autrefois leur village.

Aval, amont, la mer désormais invisible,
ce sont plus que des mots pourtant
parmi ces souffles libres :

aucun centre, mais un cœur
que les enfants font battre et retenir
en nous accueillant comme au large.

Poème
de l’instant

Alphonse de Lamartine

Méditations poétiques

Des rapides printemps respire au moins les fleurs.

Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques.