Flammarion

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collection Poésie

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Paris

Figurations de l'image

1er mars 2004

Figurations de l’image

Vingt ans précisément après la publication de Mezza Voce (réédité en 2002), Figurations de l’image est le troisième grand recueil d’Anne-Marie Albiach. Cette parution vient rompre un long silence, un éloignement hors du « théâtre de l’écriture » qu’est, pour l’auteur, la poésie. La première partie de l’ouvrage réunit plusieurs textes, parus au fil des années antérieures. Mais l’essentiel du volume est
constitué par un long poème composé récemment : L’excès : cette mesure qui marque sans doute une étape nouvelle, (…)

Bords de mer

1er mars 2004

Bords de mer

de Raymond Bozier
Le recueil Bords de mer est composé d’instantanés poétiques.
extrait :
photographies
si nous les aimons tant
c’est qu’elles nous tirent du néant
quand nous ne sommes plus
que serrés en elles
comme en des cercueils
elles sont l’éternelle résurrection
l’âme véritable des trépassés

49 poètes : un collectif

1er janvier 2004

49 poètes : un collectif

Anthologie
A la tête depuis dix ans de la collection poésie Flammarion (une soixantaine de titres publiés), Yves di Manno a su imposer peu à peu sa volonté d’ouverture et de renouvellement. Pour célébrer cet anniversaire, mais aussi pour remettre en lumière la variété et l’exigence de leurs écritures, tous les auteurs de la collection ont été conviés à l’élaboration de ce volume, qui réunit des textes inédits, composés pour la circonstance ou extraits de travaux en cours. Une vingtaine d’autres poètes (…)

Eblouissements

1er novembre 2003

Eblouissements

Après Poèmes d’été, qui réunissait ses tout premiers textes et son recueil le plus récent Eblouissements vient compléter l’édition "intégrale" (mais bien sûr toujours en devenir) des poèmes de Martine Broda. L’ouvrage s’ouvre ainsi sur l’ensemble inédit qui lui donne son titre puis redonne à lire Grnad jour, publié en son temps par Michel Deguy chez Belin. Il se clôt sur la suite Tholos, composée par l’auteur à la mémoire de sa soeur disparue récemment.
Ainsi livré dans une manière de dispersion (…)

Un pré - chemin vers

24 octobre 2003

Un pré - chemin vers

C’est sans doute vers un seul paysage -immuable, tangible- que l’on s’avance en écrivant que le poème sans fin recommencé tente de circonscrire - en vue d’une lumière, ou d’un apaisement. Un pré, donc- où aurait eu lieu une scène que l’on hésite à transcrire mais dont l’ombre ne cesse de planer, dans la nuit arrêtée, comme un long cri muet. et dont l’image se répète, au fil des ans : on se dirige obstinément vers elle, sans l’atteindre jamais.
Trouée dans le décor -et dans la prose ordinaire- le poème (…)

Il reste

3 octobre 2003

Il reste

extrait :
il m’écrit parfois, les mots à nouveau
dans un papier cristal, enfermés sous la pluie
la pluie est passée au travers
il reste peu une lettre le début de son prénom
plus je le regarde
plus je le sens

Sitôt Elke

18 avril 2003

Sitôt Elke

Poursuivant le projet narratif inauguré dans Des pommes et des oranges - et avant que ne paraisse le second tome de ce long poème de 500 pages, qui forme en quelque sorte l’autobiographie de ses années américaines - Sitôt ELke est centré sur le moment de son retour en Europe et de la rencontre d’une femme. L’ensemble s’étale sur quelques mois à peine, d’avril à juillet 1999, et collecte une impressionnante quantité de gestes, de regards, d’instants minuscules, d’objets usuels, de paysages (…)

D'ici, de ce berceau

18 avril 2003

D’ici, de ce berceau

Une naissance, peut-être, aurait eu lieu dans un pays sans nom : sur ce berceau des fées se seraient penchées, à l’ouverture, et des voix se seraient élevées, vagabondes, magiciennes, archaïques intemporelles - voix de soeurs, de passantes, de marmots, d’amants, d’ancêtres…ellant des femmes, paysannes ou magiciennes, jamais jeunes toujours vieilles, enfants, passants, ancêtres…
Tour à tour aérienne et scandée, chuchotante ou criée - à l’image de ses strophes qui s’élancent et refluent à l’assaut de la (…)

Le Théorème d’Espitallier

1er mars 2003

Le Théorème d’Espitallier

de Jean-Michel Espitallier
Le livre de Jean-Michel Espitallier est un livre à déchiffrer (mais sans calculs), dans lequel l’auteur règle malicieusement ses comptes, selon sa pente habituelle, avec le concept même de poésie et son "idéologie rétrograde, occultante, pour tout dire niaise", comme l’écrivait en son temps Denis Roche. C’est un ouvrage saugrenu, souvent drôle, composé de plusieurs séquences - découpées et remontées à travers l’ensemble du livre - et construit comme un objet conceptuel, où (…)

Encre plus rouge

1er janvier 2003

Encre plus rouge

L’oeuvre d’Ester Tellermann pourrait se définir comme la relation d’une quête indéfiniment reprise - puisque sans terme, sans origine - vers une impensable unité. Chacun des recueils qu’elle nous livre n’est au fond q’une étape, un chapitre isolé de ce récit énigmatique tour à tour esquissé, effacé, embrasé et rendu à ses propres cendres, selon l’alternance des lieux et des formules. Encre plus rouge constitue donc le sixième volet de cette lente narration, entamée depuis près de vingt ans. Après une séquence (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.