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collection Poésie

75013

Paris

Limitrophe d’Hervé Piekarski

24 octobre 2005

Limitrophe d’Hervé Piekarski

Ce recueil s’inscrit dans le projet d’Hervé Piekarski de redécouverte du récit que son oeuvre lucide et visionnaire s’acharne à exhumer.

Visage des nuits

3 octobre 2005

Visage des nuits

Ce recueil est composé d’une douzaine de séquences où vers et prose alternent. Une évocation de Sade succède à une série de comptines, puis viennent une étude sur Chateaubriant, une suite d’aphorismes lapidaires ou une musique secrète.

Fond de troisième oeil

1er avril 2005

Fond de troisième oeil

"Erotie pays pléonasme
antre chanté aux orties
néottie nid d’oiseau
plaît aux plis ni moraux"

Biographie de Max Jacob de Béatrice Mousli

1er mars 2005

Biographie de Max Jacob de Béatrice Mousli

Max Jacob (1876-1944) : une personnalité bohème aux facettes multiples, à la fois légère et mystique ; une œuvre variée (romans, nouvelles, poésie), fantaisiste, d’inspiration surréaliste avant l’heure (Le Cornet à dés, 1916) ; un parcours lié à celui des grands artistes du temps, Picasso, Apollinaire, Cocteau. Juif né à Quimper, Jacob débarque à Paris en 1895. Peintre, il y survit comme clerc de notaire ou magasinier et se passionne pour la littérature et la musique. Une joyeuse communauté artistique se (…)

<i>Été</i>

1er février 2005

Été

Bernard Chambaz n’avait pas publié de poèmes depuis la parution d’Échoir en 1999, s’étant alors lancé dans un projet qu’il qualifie lui-même de démesuré : l’écriture d’un recueil « au long cours » - ou plutôt d’un immense poème, composé de 1 001 fragments, à raison d’une centaine par an. Résultat de cinq années d’écriture insistante (et exaltée), Été réunit la première moitié de cet ouvrage, ses 500 premières « séquences », réparties en cinq chants. Disons-le sans détour : Été est LE grand livre de Bernard Chambaz, (…)

Médéa

10 janvier 2005

Médéa

Médéa propose une version nouvelle, une mise en vers contemporaine de la Médée d’Euripide, dont elle suit le découpage et les dialogues jusqu’au drame qui en est le ressort horrifié : le meurtre de ses fils par une mère désavouée. Le registre choisi par Mathieu Bénézet surprendra peut-être, à une époque où la « révision » du répertoire classique s’accommode souvent de l’esbroufe et de l’anachronisme. Au contraire, la parole est ici hiératique, altière, dramatisée : sans s’interdire la violence ou la crudité, elle (…)

L'inadéquat (le lancer crée le dé)

1er janvier 2005

L’inadéquat (le lancer crée le dé)

La poésie de Florence Pazzottu repose la question d’un sens qui ne serait pas inné, antérieur à l’écriture, mais que le poème mettrait au jour, dans l’élan et le labyrinthe entêté de sa composition. À cette fin, le langage est ici soumis à un questionnement serré ou à plusieurs interrogatoires susceptibles d’en faire rejaillir la vérité cachée : attendus condensés, agrégeant et distordant les sons ; « inconférences » en prose ; épopées étranglées ; lancers de strophes syncopées… Mais, derrière cette rhétorique (…)

La récitation de l'oubli

1er octobre 2004

La récitation de l’oubli

Faite de courts paragraphes d’une étonnante densité, la poésie de Franck André Jamme développe une tension constante entre une narration qui semble viser à une sorte de neutralité et l’enchaînement des visions froides qui la hantent - ou dont elle est traversée. Des contrées ici dépeintes - et des créatures de lumière qui les peuplent - émane cette certitude venue des songes que l’écriture sait fixer sans en dissiper le trouble, ni l’énigme essentielle. Sous la fine surface de ce qu’il montre, le poème (…)

Captures

8 avril 2004

Captures

SON PERE EN SONGE REEL ASSIS DANS UN CAFE I
juste à sa droite, lisant un journal
avec des mains gracieuses (et rudes)
cet homme sur la terrasse ressemble à mon père
je veux lui parler mais une femme rigide s’assoit près de lui
jamais ils ne se regardent jamais ils ne se parlent
il me regarde souvent par contre mais pour les bonnes raisons je ne sais pas
Sandra Moussempès compose des séquences narratives aux vers parfois très brefs, sans s’interdire au besoin une prose elliptique, lapidaire, (…)

La terre blanche et noire de Jean-Luc Hérisson

1er avril 2004

La terre blanche et noire de Jean-Luc Hérisson

Né au Maroc en 1951, Jean-Luc Hérisson vit et travaille depuis de longues années à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Cet écart géographique transparait dans l’interrogation lexicale qui nourrit son travail, sans le tenir à l’écrat des élans ni des suspicions modernes. Son premier recueil Le devisement du monde, est paru dans la collection Poésie/Flammarion en 1990.
devinette :
j’ai une paire de boeufs et une charrue
qui labourent la terre blanche et noire
réponse :
la plume et le (…)

Poème
de l’instant

Emmanuel Moses

Il était une demi-fois

Donnez-moi un mot
J’en ferai deux, j’en ferai trois
Et puis cent, et puis mille
Et quand je ne pourrai plus compter
Je repartirai en arrière
Jusqu’au tout premier
Qui sera le dernier.

Il était une demi-fois, Emmanuel Moses, illustré par Maurice Miette, Éditions Lanskine, 2019, p.32.