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collection Poésie

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Paris

Le petit séminaire

1er novembre 2007

Le petit séminaire

Recueil intimiste, carnet d’une halte dans les marges des grands poèmes "épiques" auxquels Gérard Cartier nous a habitués.

Les animaux industrieux

1er septembre 2007

Les animaux industrieux

A l’inverse de deux volumes qui réunissaient son oeuvre antérieure - et qui offraient un savant mélange, une chambre d’échos de séquences aux registres variés - Les animaux industrieux se présentent presque comme un poème d’un seul tenant, déroulant une série de variations d’une indéniable unité. Aussi bien a-t-on moins affaire ici à des poèmes isolés qu’aux fragments qui s’enchaînent (et serépondent) d’un long texte perdu dont il ne resterait aujourd’hui que ses éclats : la forme retenue - blocs de strophes et (…)

1, 2, de la série non aperçue

1er juin 2007

1, 2, de la série non aperçue

1, 2, de la série non aperçue L’homme qui parle ici avance dans la nuit parallèle des « séries » - de mots ? de nombres ? d’images sans fin dérobées ? - pour résoudre l’énigme dont le « double récit » du poème est à ses yeux investi. Il s’agit aussi d’une enquête (« son père », « Qui ? ») plus fragmentaire d’obéir à la loi du vers, mais reconduite face au vide, à la vision muette que le langage égrène. La question de l’identité est au centre : elle s’y confond. Tout comme Le jeu des séries scéniques, avec lequel il (…)

Le jeu des séries scéniques de Jean Daive

1er mai 2007

Le jeu des séries scéniques de Jean Daive

Une Enfant (la narratrice) plonge dans une nuit aussi grammaticale qu’onirique, cherchant à démêler le faisceau d’images aveuglées qui l’entravent : d’une violence froide - et d’une beauté foudroyée - le roman familial ne peut pourtant s’écrire que sous la forme oraculaire, qui reconduit son mystère en s’incarnant dans la matière fragmentée du langage. Et dans l’ombre qu’elle projette, sur les parois de la caverne mentale. Tout comme 1, 2, de la série non aperçue, avec lequel il forme une manière de diptyque, (…)

Une tautologie de Guy Viarre

1er avril 2007

Une tautologie de Guy Viarre

Une tautologie est le dernier texte auquel Guy Viarre a travaillé : il en avait remis le manuscrit final quelques semaines avant sa mort à Yves di Manno, qui l’avait invité à participer à l’ouvrage collectif Venant où ? 4 poètes. En dépit de ces tristes circonstances, le volume parut peu après (en janvier 2002) dans la collection Poésie/ Flammarion.
Le recueil que nous proposons aujourd’hui reprend, en ouverture, ces pages qui comptent parmi les plus intenses que l’auteur nous a laissées. Mais on y (…)

Terre exacte

1er mars 2007

Terre exacte

Terre exacte est donc le septième recueil d’Esther Tellermann. On a pu dire que son projet poétique s’identifiait à celui d’un long récit, dont chaque séquence déterrerait un chapitre inédit, un tesson invisible ou enfoui. Les quatre parties qui composent Terre exacte - oscillant entre l’énigme du mythe et la violence du présent - ne dérogent évidemment pas à cette règle. Mais l’on s’aperçoit, à voir l’auteur s’avancer plus décisivement de livre en livre vers cette contrée tangible qui la hante - terre des (…)

Chants populaires

1er février 2007

Chants populaires

Qu'il faille

1er janvier 2007

Qu’il faille

".suis venue voir ici puis devant les ocres
passer où la route s’étire .croire puis - formuler
 : - ce qui revint à dire « journal de bord » et même
dans le vocal empêché de l’hiver dire .éparse
. le signe fixe - identique à ce qu’un trait put rompre
. à distance .des pages
des peuples .des études"
Fruit de cinq années de travail, Qu’il faille prolonge la fresque muette dont Face devant contre avait posé les fondations. Comme dans son premier recueil, Isabelle Garron confronte en effet son (…)

Les arbres noirs

26 octobre 2006

Les arbres noirs

Plus elle avance "dans la nuit de sont temps" (et du nôtre), plus la poésie d’Henri Deluy se dépouille, tranche à vif, atteint l’os. Comme ses précédents recueils, les arbres noirs regroupe plusieurs "suites" où des fragments de vie se juxtaposent, où les visages et les livres aimés se confondent : mais où se sont toujours les détails qui priment - leur poids concret, leur densité charnelle - sur la reconstitution de la fresque.
"Matérialiste" peut-être, expressionniste plutôt, amoureuse à coup sûr, (…)

<i>Figure rose</i>

1er septembre 2006

Figure rose

Echo d’une blessure intime dont elle est la métaphore distante et discrète, la poésie d’Emmanuel Moses conserve une mémoire presque nostalgique de la tradition "classique" européenne, rongée pourtant par une ironie plus inquiète que désabusée. La référence picturale imprègne Figure rose dès son titre et s’applique idéalement à des "vignettes", des séries de poèmes miniatures ("carte postales blanches", dit un intertitre) fixant l’image d’un temps suspendu ou d’un paysage aboli. Dans ces décors figés comme au (…)

Poème
de l’instant

Le Chant du métèque

Vous ne saurez jamais ma soif mon angoisse
des visages douloureux, des nébuleuses obscures,
des sourires lumineux, des carrefours tordus,
du temps qui naît, du temps qui meurt,
des fenêtres closes, des tombes étales
sous le baiser humide du ciel.

Jean Malaquais, « Le Chant du métèque », Revue Caravanes 7, Éditions Phébus, 2001.