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collection Poésie

75013

Paris

Ne te confie qu'à moi

1er septembre 2008

Ne te confie qu’à moi

Mathieu Bénézet a composé cet ouvrage au fil des trois dernières années, en dialogue étroit avec le peintre Philippe Hélénon. celui-ci a réalisé parallèlement aux poèmes de nombreux dessins, dont une trentaine sont venus enrichir le présent volume : part de lumière en noir sur ces croquis de vie.

Les Contrerimes de Paul-Jean Toulet

1er juin 2008

Les Contrerimes de Paul-Jean Toulet

Préface de Jean-Luc Steinmetz
Oeuvres poétiques de Paul-Jean Toulet (1867-1920) publiées l’une en 1910, l’autre à titre posthume, concises et exotiques, graves et drôles, sensuelles et désinvoltes. Leur auteur a été choisi comme chef de file par le groupe des Poètes fantaisistes.

Le Héros

1er avril 2008

Le Héros

Le Héros est un poème narratif d’un seul tenant, divisé en 11 "chapitres" (ou "chants") qui oscille entre plusieurs registres : épique, lyrique, dramatique, selon les injonctions du récit. Il y est question d’une guerre et d’un pays sans âge, de la peine des femmes, de la barbarie des hommes et de la beauté fugace qui les éclaire ou les aveugle parfois. Hélène Sanguinetti confirme avec ce nouvel ouvrage la force et la singularité de son art - la révolte et l’émerveillement qui caractérisent son (…)

Le jardin ouvrier

1er mars 2008

Le jardin ouvrier

Laboratoire le plus actif de la recherche poétique contemporaine, expérimentant des modes de composition radicalement nouveaux tout en cherchant à rendre compte de l’état d’épuisement actuel de la société.

En cette grande époque de Jérôme Lhuillier

1er février 2008

En cette grande époque de Jérôme Lhuillier

Il est très rare, en cette grande époque l’intitulé est bien sûr ironique) de rencontrer un projet poétique aussi ouvertement lié que celui de Jerôme Lhuillier à la remise en cause du monde qui est aujourd’hui le nôtre. Qu’on se rassure : on ne trouvera aucune tirade vindicative dans ces pages, d’une rare retenue et d’une grande densité formelle.

Table des bouchers

1er janvier 2008

Table des bouchers

Poursuivant l’avancée de Il reste, Fabienne Courtade précise dans cette Table des bouchers son singulier projet, qui consiste (entre autres) à réintroduire la narration dans le poème - ou plus exactement à la redéfinir, jouant de ses gros plans comme de ses lacunes pour aboutir à ce troublant récit en vers.
L’écriture de Fabienne Courtade atteint sa pleine maturité avec ce livre impitoyable, d’une beauté obscure et d’une tension souvent (…)

Le petit séminaire

1er novembre 2007

Le petit séminaire

Recueil intimiste, carnet d’une halte dans les marges des grands poèmes "épiques" auxquels Gérard Cartier nous a habitués.

Les animaux industrieux

1er septembre 2007

Les animaux industrieux

A l’inverse de deux volumes qui réunissaient son oeuvre antérieure - et qui offraient un savant mélange, une chambre d’échos de séquences aux registres variés - Les animaux industrieux se présentent presque comme un poème d’un seul tenant, déroulant une série de variations d’une indéniable unité. Aussi bien a-t-on moins affaire ici à des poèmes isolés qu’aux fragments qui s’enchaînent (et serépondent) d’un long texte perdu dont il ne resterait aujourd’hui que ses éclats : la forme retenue - blocs de strophes et (…)

1, 2, de la série non aperçue

1er juin 2007

1, 2, de la série non aperçue

1, 2, de la série non aperçue L’homme qui parle ici avance dans la nuit parallèle des « séries » - de mots ? de nombres ? d’images sans fin dérobées ? - pour résoudre l’énigme dont le « double récit » du poème est à ses yeux investi. Il s’agit aussi d’une enquête (« son père », « Qui ? ») plus fragmentaire d’obéir à la loi du vers, mais reconduite face au vide, à la vision muette que le langage égrène. La question de l’identité est au centre : elle s’y confond. Tout comme Le jeu des séries scéniques, avec lequel il (…)

Le jeu des séries scéniques de Jean Daive

1er mai 2007

Le jeu des séries scéniques de Jean Daive

Une Enfant (la narratrice) plonge dans une nuit aussi grammaticale qu’onirique, cherchant à démêler le faisceau d’images aveuglées qui l’entravent : d’une violence froide - et d’une beauté foudroyée - le roman familial ne peut pourtant s’écrire que sous la forme oraculaire, qui reconduit son mystère en s’incarnant dans la matière fragmentée du langage. Et dans l’ombre qu’elle projette, sur les parois de la caverne mentale. Tout comme 1, 2, de la série non aperçue, avec lequel il forme une manière de diptyque, (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.